Le dollar remonte face à l’euro après l’emploi américain

AWP

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Vers 21h, l’euro perdait 0,81% face au billet vert, à 1,1781 dollar, après avoir cédé temporairement plus de 1% en cours de séance. Jeudi, il avait atteint 1,1916 dollar.

Le dollar, après être tombé jeudi à son plus bas niveau en deux ans, profitait vendredi de données sur l’emploi américain pour regagner un peu de terrain.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro perdait 0,81% face au billet vert, à 1,1781 dollar, après avoir cédé temporairement plus de 1% en cours de séance. Jeudi, il avait atteint 1,1916 dollar, un plus haut depuis mai 2018.

«Le dollar est parvenu à rester la tête hors de l’eau après des statistiques meilleures que prévu sur les créations d’emploi aux Etats-Unis, qui ont permis d’atténuer au moins temporairement les inquiétudes sur le ralentissement économique provoqué par la pandémie», estime Joe Manimbo de Western Union.

Le rapport mensuel sur l’emploi a en effet fait état de 1,8 million d’emplois créés en juillet dans le pays. Ce chiffre est très inférieur à celui du mois de juin mais les analystes interrogés par Bloomberg tablaient sur un peu moins de 1,5 million.

«De nombreux investisseurs s’attendaient à une publication négative, mais ce pessimisme va simplement se déplacer au mois prochain lorsque le rapport inclura la majorité du ralentissement qui a découlé de la résurgence du virus dans les États qui connaissent une deuxième vague», a commenté Edward Moya, analyste pour Oanda.

Avec une multiplication des cas de COVID-19, de nombreux Etats comme la Californie, le Texas, la Floride, ont en effet dû refermer restaurants et magasins qui avaient rouvert quelques semaines plus tôt.

Pour autant, selon Thu Lan Nguyen de Commerzbank, qui s’est exprimée plus tôt dans la journée, «même un bon rapport ne devrait probablement pas soutenir le dollar sur le long terme».

Pour elle, la faiblesse du dollar s’explique en effet avant tout par la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, devenue avec la crise du COVID-19 presque aussi accommodante que celle de la Banque centrale européenne, ce qui justifie le rééquilibrage des deux devises.

La paire euro-dollar évolue en effet à des niveaux comparables à ceux d’il y a un peu plus de deux ans, au moment où la Fed avait engagé un cycle de resserrement monétaire, sur lequel elle est complètement revenue depuis mars.

Vendredi toutefois, le dollar bénéficiait aussi d’un regain d’appétit pour les valeurs sûres avec «la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Chine et l’absence (en milieu de journée, NDLR) d’accord à Washington sur un nouveau programme de soutien à l’économie», a souligné Joe Manimbo de Western Union.

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