L’euro baisse face à un dollar aidé par des indicateurs américains

AWP

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Vers 21h, la devise européenne perdait 0,48% face au billet vert, à 1,1143 dollar.

L’euro a effacé mardi ses gains de la veille face au dollar, dans un marché plus optimiste concernant la situation au Moyen-Orient et après la publication d’indicateurs jugés rassurants pour l’économie américaine.

Vers 20H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro perdait 0,48% face au billet vert, à 1,1143 dollar.

La devise américaine progressait également face au yen et au franc suisse, généralement considérés comme des valeurs refuges.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier d’autres devises, s’appréciait de 0,36%.

Cette hausse du dollar «illustre l’optimisme grandissant sur le fait qu’il n’y aura pas de réaction militaire immédiate de l’Iran», ce qui écarte pour l’instant «une escalade, et potentiellement une nouvelle guerre, au Moyen-Orient», considère Ricardo Evangelista, analyste pour ActivTrades.

Les tensions entre l’Iran et les Etats-Unis, déjà fortes auparavant, se sont nettement accrues depuis l’assassinat vendredi du général iranien Qassem Soleimani lors d’une frappe américaine à Bagdad.

Sur le front des données économiques, les investisseurs ont pris connaissance de l’indice ISM dans le secteur des services aux Etats-Unis pour décembre, qui s’est établi à 55%, meilleur que ce que les analystes prévoyaient.

Le déficit commercial américain s’est, lui, établi en novembre à son plus bas niveau depuis octobre 2016, sous l’effet d’un nouveau recul des importations en provenance de Chine.

Quant à l’inflation en zone euro, elle a accéléré à 1,3% en décembre, comme les analystes s’y attendaient.

Les cours des devises ont cependant peu réagi à ces publications, même si l’euro a temporairement accru ses pertes face au dollar après l’indice ISM.

Par ailleurs, la devise britannique cédait du terrain face au billet vert, s’échangeant à 1,3121 livre pour un dollar.

«Le Brexit reste un épine dans le pied de la livre. Les développements de l’année dernière, dont la victoire écrasante du Premier ministre, Boris Johnson, qui a donné une forte majorité aux conservateurs au Parlement, n’ont pas écarté le spectre d’une sortie de l’UE sans accord», a commenté Joe Manimbo, de Western Union.

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