L’euro à la peine face à un dollar en forme

AWP

1 minutes de lecture

Vers 21h, l’euro perdait 0,44% face au billet vert, à 1,1657 dollar, au plus bas depuis fin juillet.

L’euro a touché mercredi un nouveau plus bas en près de deux mois face à un dollar dopé par des commentaires encourageants de responsables de la Banque centrale américaine (Fed) et par une reprise de la pandémie de Covid-19 en Europe.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro perdait 0,44% face au billet vert, à 1,1657 dollar, au plus bas depuis fin juillet.

Le billet vert, qui bénéficiait déjà de son statut de valeur refuge depuis plusieurs jours, a été tiré par «des commentaires étonnamment optimistes de la part de responsables de la Fed», a expliqué Fiona Cincotta, analyste pour City Index.

«Le président de la Fed, Jerome Powell, a dit que l’économie américaine avait été résiliente pendant la crise du coronavirus, tandis que Charles Evans (un des principaux responsables de l’institution) a affirmé que l’économie avait retrouvé 90% de son niveau d’avant la pandémie et que la Fed pourrait relever ses taux d’intérêt directeurs avant que la cible des 2% d’inflation soit atteinte», a précisé Mme Cincotta.

Ce commentaire a d’autant plus surpris le marché que la Réserve fédérale a récemment signalé un changement de politique en affirmant qu’elle pourrait laisser l’inflation aller un peu au-delà des 2% avant de remonter ses taux.

Une hausse des taux d’intérêt rend la devise concernée plus rémunératrice et donc plus attractive pour les cambistes.

Pour Ricardo Evangelista, analyste pour ActivTrades, la force du dollar s’explique également par la faiblesse des autres devises.

«Les investisseurs parient sur la baisse de l’euro et de la livre alors que le virus semble une nouvelle fois hors de contrôle et qu’un nouveau choc économique sur le Vieux Continent se profile à l’horizon», a-t-il souligné.

L’activité du secteur privé a stagné en septembre dans la zone euro à cause d’une recrudescence des cas de Covid-19, selon la première estimation mercredi de l’indice PMI composite du cabinet Markit.

Mardi, l’Angleterre a adopté de nouvelles restrictions, notamment sur les horaires d’ouverture des pubs et des restaurants, qui pourraient rester en place six mois.

Les Etats-Unis restent cependant le pays le plus endeuillé avec plus de 200.000 morts.

A lire aussi...