L’euro avance, la livre va et vient au gré des discussions post-Brexit

AWP

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Vers 21h, l’euro avançait de 0,09% au billet vert, à 1,1718 dollar.

La monnaie unique européenne progressait vendredi face au dollar tandis que la livre sterling évoluait en dents de scie au gré des négociations sur la relation commerciale post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro avançait de 0,09% au billet vert, à 1,1718 dollar.

Dans le même temps, la livre sterling, qui avait gagné du terrain face à l’euro plus tôt dans la journée, abandonnait 0,06% face à la devise européenne à 90,64 pence pour un euro.

Face au billet vert, la livre sterling avançait de 0,14% à 1,2927 dollar.

Ces mouvements brusques, mais d’une amplitude somme toute modérée, ont suivi la déclaration de Boris Johnson à la télévision britannique que le Royaume-Uni «devait se préparer» à un échec des négociations commerciales post-Brexit sauf «changement fondamental» d’approche des 27.

«Le va-et-vient se poursuit entre l’UE et le Royaume-Uni sur l’accord commercial. Vers 7 heures du matin ici dans l’est des Etats-Unis, le Premier ministre britannique Johnson a déclaré que "l’UE avait abandonné l’idée d’un accord de libre-échange". Et 40 minutes plus tard, la présidente de la Commission européenne a tweeté qu’elle allait à Londres la semaine prochaine pour négocier: la livre a fait du swing», a commenté Mike Schumacher, de Wells Fargo.

Le Royaume-Uni «veut prendre le dessus dans les négociations et espère que des désaccords s’ouvriront entre les États membres (l’Allemagne et la France en particulier) et que l’UE finira par accepter ce qu’il propose», a commenté pour sa part Neil Wilson, analyste de Markets.com.

Selon lui, «il était prévisible avant ces déclarations que le Royaume-Uni et l’UE continueraient à discuter et à travailler pour parvenir à un accord. Boris veut parler avec fermeté mais c’est surtout pour les foules. La situation reste inchangée, les deux parties continuent à travailler à un accord.»

Face au dollar, la monnaie britannique reste toujours bien plus proche de son plus haut annuel atteint début septembre, près de 1,35 dollar, que de son plus bas mi-mars, sous 1,15 dollar.

Voix qui compte sur les marchés, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a par ailleurs estimé jeudi qu’un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne scellant leurs relations post-Brexit finirait par être conclu en raison des enjeux considérables pour les deux parties.

Les cambistes regardaient également avec attention l’évolution de la pandémie de COVID-19 dans le monde, qui a, cette semaine, «joué en faveur du dollar américain», valeur refuge désignée, a souligné Derek Halpenny, de MUFG.

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