Wall Street: DJIA et Nasdaq repassent des barres symboliques

AWP

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Malgré une frayeur sur les taxes, l’indice vedette clôture au-dessus des 34'000 points grâce à une hausse de 0,67% et l’indicateur technologique rebondit au-delà des 14'000, avec une grimpée de 1,44%.

Aidée par de bons indicateurs américains, la Bourse de New York a fortement rebondi vendredi après s’être fait des frayeurs la veille sur une possible hausse de l’impôt sur les transactions financières.

Selon des résultats définitifs à Wall Street, le Dow Jones a terminé en hausse de 0,67% à 34’043,49 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a bondi de 1,44% à 14’016,81 points. Le S&P 500 a grimpé de 1,09% à 4’180,17 points.

Jeudi, les trois indices avaient perdu presque 1% après des informations de presse, selon lesquelles la Maison Blanche envisageait de taxer davantage les plus-values sur les capitaux pour les Américains les plus riches.

«Le marché a été solide, récupérant presque tout ce qu’il avait perdu la veille», a souligné Peter Cardillo de Spartan Capital Securities, ajoutant que le déclin de jeudi «a été plus une excuse pour prendre des bénéfices puisque ce n’est pas totalement une nouvelle fraîche pour les marchés».

Joe Biden a en effet fait campagne en indiquant qu’il voulait augmenter les impôts des plus riches.

Selon la presse, l’administration Biden pourrait annoncer la semaine prochaine, le projet de taxer les transactions financières à un taux de 39,6% au lieu de 20% actuellement pour les personnes ayant un revenu annuel supérieur à un million de dollars. Interrogé par l’AFP, le Trésor américain s’est abstenu de commentaires.

Sur la semaine après trois séances sur cinq en baisse, le Dow Jones n’a finalement lâché que 0,46%, le Nasdaq a reculé de 0,25% et le S&P 500 de 0,13%.

Les échanges ont aussi été tirés par de bons indicateurs économiques aux Etats-Unis. Les ventes de maisons neuves individuelles ont grimpé en mars à leur niveau le plus élevé depuis près de 15 ans, avec un peu plus de 1 million de transactions, en hausse de 20,7% par rapport à un mauvais mois de février.

Par ailleurs, l’indice PMI d’activité dans les services aux Etats-Unis a grimpé en avril à un record (63,1).

Neuf des onze secteurs du S&P 500 se sont affichés dans le vert à commencer par les banques (+1,85%), les matériaux (+1,68%) et les technologies de l’information (+1,44%).

La semaine prochaine sera l’une des plus riches en annonces de résultats de sociétés avec notamment Tesla, dès lundi à la clôture, puis le transporteur express UPS et Alphabet (Google) mardi et Boeing, mercredi.

Les investisseurs guetteront également l’issue de la réunion monétaire de la Banque centrale (Fed) ce même jour. Ils ne s’attendent pas à un changement de politique ni à un signal d’une proche réduction des achats d’actifs pour soutenir l’économie.

Vendredi, le géant des semi-conducteurs Intel, qui a enregistré pourtant un résultat meilleur que prévu malgré un chiffre d’affaires en repli, a été boudé (-5,32%).

Le fabricant de jouets Mattel a vu son titre avancer de 0,81% après des ventes en forte hausse au 1er trimestre grâce notamment aux poupées Barbie.

Les compagnies aériennes ont repris de la vigueur après avoir été malmenées cette semaine après l’annonce attendue de nouvelles pertes au 1er trimestre, à l’instar d’American Airlines (+5,18%) et de United Airlines (+4,08%).

Les rendements sur la dette américaine à dix ans sont restés stables autour de 1,55%.

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