A Wall Street, le Dow Jones repasse sous les 26’000

AWP

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L’indice phare termine la journée de vendredi en baisse mais progresse sur la semaine. De son côté, le Nasdaq grapille 0,03% à 9’946,12 points.

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé vendredi, dans un marché volatil en raison notamment de plusieurs facteurs techniques, mais Wall Street est monté sur l’ensemble de la semaine.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,80% à 25’872,56 points.

Le Nasdaq a grappillé 0,03% à 9’946,12 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a cédé 0,67% à 3’097,74 points.

Sur l’ensemble de la semaine, le Dow Jones a progressé de 0,8%, le Nasdaq de 2,4% et le S&P 500 de 0,9%.

Les indices new-yorkais ont fait les montagnes russes pendant la séance de vendredi, journée dite «des quatre sorcières», à l’issue de laquelle plusieurs contrats sur des produits financiers ont expiré.

Le S&P 500 a par ailleurs connu son premier rééquilibrage de 2020, un mouvement généralement associé à une plus grande volatilité sur le marché actions.

La place new-yorkaise a aussi été animée par plusieurs informations de nature à déstabiliser les investisseurs, à commencer par la décision d’Apple (-0,57%) de fermer à nouveau ses magasins dans les Etats américains (Arizona, Floride, Caroline du Nord et du Sud) qui connaissent un rebond des cas de coronavirus.

«Il s’agit d’Etats où l’épidémie ne s’est pas aussi rapidement propagée que dans d’autres parties du pays, comme l’Etat de New York», rassure toutefois Maris Ogg de Tower Bridge Advisors.

Parmi les autres nouvelles peu rassurantes pour les acteurs du marché vendredi, l’association qui représente les principaux croisiéristes mondiaux a annoncé la suspension des trajets au départ des ports américains jusqu’au 15 septembre en raison de la pandémie de Covid-19.

Les titres de Norwegian Cruise Line (-5,64%), Royal Caribbean (-6,87%) et Carnival (-5,26%) ont tous fini en net repli.

Malgré les accrocs de vendredi, la Bourse de New York continue d’afficher une forme insolente depuis fin mars, soutenue entre autres par les signes d’un redémarrage de l’économie américaine, les mesures titanesques de soutien du gouvernement et de la Réserve fédérale ainsi que l’espoir d’avancées sur un traitement ou un vaccin contre le coronavirus.

Mais plusieurs barons de Wall Street, dont Jeremy Grantham et Leon Cooperman, ont mis en garde contre la surévaluation des indices new-yorkais et le risque d’éclatement d’une bulle.

«C’est l’un des marchés haussiers les plus haïs dont je me souvienne», reconnaît Maris Ogg, qui juge toutefois ces craintes largement injustifiées.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, s’établissant à 0,6904% vers 20H35 GMT contre 0,7084% jeudi soir.

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