Pétrole: le Brent sous 50 dollars, au plus bas depuis 2017

AWP

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Le baril londonien clôture en baisse de 2,2% à 49,99 dollars et le WTI finit sur une perte de 1,9% à 45,90 dollars.

Le baril londonien a terminé jeudi à son plus bas niveau en deux ans et demi, les investisseurs se demandant si la Russie allait accepter la proposition de l’Opep de réduire encore plus sa production pour enrayer la chute des cours liée au coronavirus.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a perdu 2,2% ou 1,14 dollar à 49,99 dollars, un niveau plus vu depuis juillet 2017.

A New York, le baril américain de WTI pour avril a lui perdu 1,9% ou 88 cents à 45,90 dollars.

Réunis à Vienne, les 13 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont proposé jeudi une coupe drastique de 1,5 million de barils par jour jusque fin juin 2020 pour faire face à la forte baisse de la demande, affectée par l’épidémie de pneumonie virale.

Cette recommandation doit désormais être acceptée vendredi par les 10 partenaires extérieurs de l’organisation, dont la Russie.

«Si l’Arabie saoudite semble avoir réussi à persuader les autres membres de l’Opep de soutenir cette décision, la Russie reste sceptique», prévient Robbie Fraser de Schneider Electric.

Deuxième producteur mondial de brut derrière les États-Unis et devant l’Arabie saoudite, Moscou a en effet basé ses prévisions budgétaires sur un baril à 42,4 dollars et répète se satisfaire du niveau actuel des prix.

Pour les majors russes, tout baril retiré du marché implique une baisse des rentrées financières et le risque de céder des parts de marché aux Etats-Unis qui inondent la planète de leur pétrole de schiste.

Depuis début 2017, l’Opep et ses alliés sont liés par un accord de réduction de leur production quotidienne. Révisé en décembre, il vise à retirer 1,7 million de barils du marché.

De son côté, l’Arabie saoudite s’est engagée à ôter 400.000 barils de plus à titre personnel.

Par ailleurs, la production libyenne a chuté de manière spectaculaire depuis près d’un mois et demi après des blocages de terminaux pétroliers par des opposants au régime.

«En résumé, avec ou sans accord, il n’y aucune garantie que la réunion de Vienne ait un impact majeur sur le niveau actuel de production ou sur les exportations», prédit M. Fraser, étant donné que les coupes actuelles dépassent déjà largement les termes de l’accord de réduction.

Plusieurs analystes estimaient toutefois qu’un refus de la Russie ferait probablement encore plus chuter les cours de l’or noir.

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