Le pétrole freiné par les tensions sino-américaines et le virus

AWP

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Le Brent termine sur une hausse de 0,2% à 43,41 dollars et le WTI finit sur un gain de 0,8% à 41,60 dollars.

Les prix du pétrole sont montés lundi, profitant notamment du dollar faible, mais leur progression a été freinée par les tensions entre Washington et Pékin ainsi que par la propagation du COVID-19.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a fini à 43,41 dollars à Londres, en hausse de 0,2% ou 7 cents par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour le même mois a gagné 0,8% ou 31 cents à 41,60 dollars.

Le dollar index, qui mesure la valeur du billet vert par rapport à un panier d’autre devises, est tombé lundi à son plus bas en deux ans, plombé par de sombres perspectives pour l’économie américaine.

Un recul de la devise américaine tend à favoriser les cours de l’or noir, libellés en dollars, les rendant moins chers pour les acheteurs munis d’autres devises.

Cependant, pour Eugen Weinberg de Commerzbank «les risques d’une reprise moins robuste de la demande en raison de la pandémie de COVID-19 et des tensions politiques entre les États-Unis et la Chine» empêchent les cours de se détacher de la zone des 40 dollars le baril, dans laquelle ils évoluent depuis plusieurs semaines.

La Chine a pris possession lundi du consulat américain de Chengdu (sud-ouest du pays), considérant cette mission diplomatique comme une «plaque tournante de l’espionnage et du vol de propriété intellectuelle».

Cette décision constitue la réponse du régime communiste à la fermeture forcée de son consulat de Houston par l’administration Trump, sur fond d’accusations d’espionnage.

Sur le front de la pandémie, les signaux étaient mitigés avec un nombre quotidien de nouvelles contaminations aux Etats-Unis qui est passé sous la barre des 60.000 pour la première fois depuis le 13 juillet, selon le comptage établi dimanche par l’université Johns Hopkins.

Mais la Chine a fait état lundi de 61 nouveaux malades du COVID-19 en 24 heures, la plus importante augmentation journalière depuis mi-avril, après l’apparition de foyers d’infection dans trois provinces.

«La décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d’alléger les réductions de production à 7,7 millions de barils par jour (mbj) à partir du mois d’août pèse également sur les cours», a complété Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank.

Les coupes de production d’or noir du cartel et de ses alliés sont fixées à 9,6 mbj actuellement.

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