Le pétrole toujours sous la pression des tensions commerciales

AWP

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Le Brent termine en baisse de 87 cents à 58,94 dollars et le WTI finit sur un recul de 1,06 dollar à 53,63 dollars.

Les prix du pétrole ont terminé en baisse mardi, restant lestés par l’escalade des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, qui pourraient peser fortement sur la croissance mondiale et donc la demande en brut.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a cédé 87 cents ou 1,5% pour finir à 58,94 dollars.

À New York, le baril américain de WTI pour livraison en septembre a lâché 1,06 dollar ou 1,9% pour clôturer à 53,63 dollars.

Les cours du pétrole avaient déjà terminé en nette baisse lundi face à une brusque montée des hostilités entre Pékin et Washington. Et comme mardi «ces tensions ne semblent toujours pas prêtes à s’apaiser avant un certain temps, les cours restent sous pression», observe Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Le conflit sino-américain a en effet été porté à ébullition lundi, éloignant la perspective d’un accord rapide entre les deux géants et faisant craindre un effet délétère sur une croissance mondiale déjà fragile. Et par ricochet une baisse de la demande en énergie.

La Chine, qui contrôle étroitement le cours de sa monnaie, l’a laissée chuter face au dollar lundi à son plus bas niveau depuis 2008, et une douzaine d’heures plus tard les Etats-Unis ont officiellement accusé Pékin de manipuler sa monnaie pour s’arroger un avantage indu en rendant ses produits moins chers à l’exportation.

La semaine dernière, le président américain avait déjà ravivé les tensions en annonçant son intention d’étendre des droits de douane supplémentaires à la quasi-totalité des importations en provenance de Pékin à compter du 1er septembre.

Certes Wall Street, au lendemain de sa pire séance de l’année, rebondissait mardi alors que la banque centrale chinoise a semblé faire un geste pour enrayer la chute de sa devise.

Mais sur le marché pétrolier, «le climat reste morose car fondamentalement, l’offre reste abondante», remarque Andy Lipow.

Aux Etats-Unis par exemple, «il nous reste un mois avant la fin de la saison des grands déplacements en voiture et le cours de l’essence ne cesse de reculer car l’offre est largement suffisante», souligne-t-il. «Même la fermeture de la plus grande raffinerie de la cote est du pays en début d’été n’a pas spécialement gêné l’approvisionnement», souligne M. Lipow.

Les sources de perturbations sur le marché mondial sont pourtant nombreuses, avec par exemple le nouveau durcissement des sanctions américaines contre le Venezuela, traditionnellement un grand exportateur de brut.

Pour accentuer la pression sur le dirigeant socialiste Nicolas Maduro que Washington souhaite voir quitter le pouvoir, Washington a ordonné lundi un gel total des biens aux Etats-Unis du gouvernement vénézuélien.

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