Le pétrole grimpe après la baisse des stocks américains de brut

AWP

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Le Brent termine sur un bond de 4,17% à 42,22 dollars et le WTI finit sur une poussée de 4,91% à 40,16 dollars.

Les prix du pétrole sont montés mercredi, confirmant la tendance de la veille, aidés par une baisse inattendue des stocks de brut aux États-Unis et par les perturbations de l’offre dans le Golfe du Mexique causées par l’ouragan Sally.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé à 42,22 dollars à Londres, en hausse de 4,17% par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour octobre a gagné 4,91% à 40,16 dollars, franchissant la barre des 40 dollars pour la première fois depuis le 4 septembre.

En hausse depuis le début de journée, les deux cours de référence ont accru leurs gains après la publication par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) de stocks commerciaux de brut en recul pour la semaine achevée le 11 septembre.

Ces derniers ont baissé de 4,4 millions de barils, alors que la médiane des analystes interrogés par l’agence Bloomberg anticipait une hausse d’un peu plus de 2 millions de barils. La veille, les chiffres de l’American Petroleum Institute (API), la fédération qui regroupe les professionnels du secteur pétrolier, avaient aussi fait état d’une baisse des stocks de brut pour la semaine passée.

Pour Bart Melek de TD Securities, le recul des réserves de brut ainsi que la reprise progressive de la consommation «suggèrent que le marché a écarté une grande partie de l’inquiétude sur une demande en marche arrière.»

Pour Avtar Sandu, de Phillip Futures, les «perturbations voire les fermetures de certaines installations pétrolières dans le Golfe du Mexique» provoquées par le passage de l’ouragan Sally ont aussi apporté du soutien aux cours du brut.

La tempête, de catégorie 2 sur une échelle qui en compte 5, charrie des bourrasques allant jusqu’à 155 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC), deux semaines seulement après le passage de Laura, un des plus violents ouragans à avoir jamais frappé la région.

Les experts de JBC ont estimé qu’environ 27% des capacités de production d’or noir de la zone étaient à l’arrêt.

Acteurs et observateurs de marché attendent par ailleurs la tenue jeudi d’une nouvelle réunion des ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) avec leurs alliés de l’accord Opep+, «qui ne devrait pas bousculer le calendrier actuel des coupes» de production que les pays s’imposent, a estimé Jeffrey Halley, de Oanda.

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