Le pétrole continue à baisser, sous l’effet de prises de bénéfices

AWP

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Le Brent clôture sur un recul de 0,71% à 68,39 dollars et le WTI finit sur une perte de 0,90% à 64,80 dollars.

Les cours du pétrole ont reculé pour la troisième séance de suite mardi, les investisseurs préférant prendre une partie de leurs bénéfices faute de nouveaux facteurs haussiers tant sur l’offre que sur la demande.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a fini à 68,39 dollars à Londres, en baisse de 0,71% ou 49 cents par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour avril a abandonné 0,90% ou 59 cents, à 64,80 dollars.

La semaine «avait pourtant démarré dans une ambiance dynamique» a souligné Tamas Varga, analyste de PVM en référence au début de séance dans le vert la veille.

La production industrielle et les ventes de détail ont affiché des hausses record en Chine sur un an lors des deux premiers mois de l’année, selon les chiffres publiés lundi par le Bureau national des statistiques.

«Les données chinoises ont aidé le marché européen du pétrole brut à flirter brièvement avec la barrière des 70 dollars le baril dans les premières heures d’échange (...) mais l’enthousiasme n’a pas prévalu», a continué M. Varga.

Les marchés du brut «manquent de nouveaux moteurs, ce qui incite les investisseurs à prendre leurs bénéfices», a estimé de son côté Jeffrey Halley, de Oanda.

Le marché adopte également une position attentiste avant la conclusion de la réunion de la Banque centrale américaine (Fed) mercredi, à même de faire bouger le prix du dollar et donc celui de l’or noir, vendu et acheté en billets verts.

Le niveau relativement élevé des cours du brut - le WTI a par exemple atteint en tout début de semaine dernière un plus haut depuis octobre 2018 - fait aussi craindre aux investisseurs une augmentation à moyen terme de l’offre, notamment américaine, alors que la plupart des producteurs dont ceux de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) espèrent déjà remettre prochainement sur le marché plusieurs millions de barils laissés sous terre chaque jour.

Par ailleurs, plusieurs pays dont l’Allemagne et la France ont décidé de suspendre l’administration du vaccin d’AstraZeneca contre le COVID-19 après le signalement de possibles effets secondaires, en particulier la difficulté de coaguler ou la formation de caillots dans le sang.

De quoi «retarder le calendrier d’une reprise économique en Europe», qui entraîne celle de la demande de brut, a averti Michael Hewson, de CMC Markets.

Les acteurs du marché prendront connaissance mercredi des chiffres de l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) sur les stocks de brut et de produits pétroliers aux Etats-Unis.

Les deux derniers rapports ont dévoilé une très forte hausse des réserves commerciales de brut.

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