Le pétrole stable après les stocks américains

AWP

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Le Brent clôture en baisse de 3 cents à 44,29 dollars et le WTI finit sur un recul de 2 cents à 41,90 dollars.

Les prix du pétrole ont fini proches de l’équilibre mercredi après la publication d’un rapport montrant une hausse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis mais une baisse de ceux d’essence.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a fini à 44,29 dollars à Londres, soit 3 cents de moins qu’à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de septembre, dont c’était le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, a perdu 2 cents à 41,90 dollars.

La veille, les cours des deux barils de référence avaient atteint leur plus haut depuis début mars, juste avant la chute déclenchée par une courte mais intense guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite.

Selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) publié mercredi, les réserves américaines de brut ont augmenté de 4,5 millions de barils (MB) la semaine dernière pour s’établir à 536,6 MB, là où les analystes avaient anticipé un repli de 2,2 MB.

Les stocks d’essence ont en revanche baissé de 1,8 MB, un chiffre proche des attentes du marché.

La production américaine de pétrole, qui stagnait depuis un mois, est elle légèrement remontée en s’établissant à 11,1 millions de barils par jour (mbj).

Pour Andy Lipow de Lipow Oil Associates, «la hausse est assez faible en comparaison de la chute de 2 mbj par rapport aux niveaux de la mi-mars».

«La reprise de la production pétrolière devrait être faible jusqu’à la fin de l’année, notamment en raison du nombre historiquement bas de plateformes de forage en activité», précise l’expert.

Cependant, note Bart Melek de TD Securities, «la demande devrait continuer à progresser aux Etats-Unis dans les prochaines semaines maintenant que les autorités encouragent sérieusement des mesures comme le port du masque pour limiter la propagation du virus.»

Cette perspective pourrait faire évoluer le prix du baril de WTI «dans une fourchette comprise entre 38 et 42 dollars à court-terme, puis le faire se rapprocher de 44 dollars», juge l’expert.

La situation restait toutefois préoccupante aux Etats-Unis sur le front du coronavirus.

Le président Donald Trump a pour la première fois admis mardi que la pandémie prenait des proportions «inquiétantes» dans une partie du pays.

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