Le pétrole fléchit et s’installe sous les 30 dollars le baril

AWP

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Vers 16h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 29,65 dollars à Londres, en baisse de 1,33% par rapport à la clôture de lundi.

Les cours du pétrole fléchissaient mardi en cours de séance européenne, pénalisés par un niveau d’offre surabondant et déconnecté d’une demande sapée par les mesures drastiques des états pour contrer la pandémie de coronavirus.

Vers 15H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 29,65 dollars à Londres, en baisse de 1,33% par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour avril perdait 0,52%, à 28,55 dollars, effaçant une bonne partie de ses gains du début de séance.

La veille, le Brent et le WTI se sont respectivement effondrés de 11% et 9,5%, alors que la panique générale s’était emparée des marchés. Depuis le début de l’année, les prix ont été divisés par deux.

«Le brut est confronté au plus grand choc de la demande de son histoire, dû à l’arrêt du commerce dans le monde entier à cause de la pandémie, et dans le même temps l’Arabie saoudite et la Russie augmentent drastiquement l’offre dans le but de pousser d’autres producteurs à la faillite» a estimé Matt Weller, de Gain Capital.

Malgré un léger rebond en cours de séance asiatique, la combinaison d’une «augmentation massive» de l’offre des membres de l’Opep et d’un «effondrement complet» de la demande crée sur le marché «les conditions qui sont les plus baissières que l’on puisse imaginer», avait de son côté expliqué Neil Wilson, de Markets.com.

Ryad et Moscou se sont engagés dans une guerre des prix après l’échec de leurs négociations début mars à Vienne à l’occasion du sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, qui visaient initialement à baisser, ou à au moins maintenir, le niveau de production actuel d’or noir.

«Dans le même temps, la demande diminue en raison des restrictions de plus en plus drastiques visant à lutter contre le coronavirus», a rappelé M. Fritsch.

Lundi, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) Fatih Birol et le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Barkindo, avaient par ailleurs exprimé leurs craintes d’impacts économiques et sociaux «majeurs» pour les pays producteurs de pétrole, en particulier les plus vulnérables, dans le contexte de la crise actuelle.

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