Le pétrole lesté par les craintes sur la demande

AWP

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A la clôture, le WTI lâche 0,2% à 37,26 dollars et le Brent cède 0,55% à 39,61 dollars.

Les prix du pétrole ont évolué en dents de scie dans une fourchette étroite pour terminer en légère baisse lundi alors que la demande mondiale reste incertaine face à la difficulté à juguler la pandémie de coronavirus.

Le baril de pétrole américain (WTI) pour livraison en octobre a conclu en modeste baisse de 7 cents ou -0,2% à 37,26 dollars contre 37,33 dollars vendredi, toujours sous la barre des 40 dollars depuis dix jours.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, coté à Londres, a fini à 39,61 dollars lundi contre 39,83 dollars vendredi, en baisse de 22 cents (-0,55%).

La semaine dernière, les deux barils ont perdu plus de 6%.

«L’avenir devient plus incertain qu’avant», a commenté Tamas Varga, analyste pour PVM.

«Les taux d’infection sont à nouveau en hausse, des mesures de confinement localisées introduites dans un nombre grandissant de pays entravent la croissance économique et le nombre de chômeurs ne parvient pas à diminuer de manière significative», a-t-il détaillé.

Aux Etats-Unis, alors que les raffineries du sud du pays ont «à peine eu le temps de se redresser après le passage de l’ouragan Laura, elles vont à nouveau souffrir de l’ouragan Sally» qui menace les côtes américaines à l’embouchure du Mississippi, a relevé Phil Flynn de Price Futures Group.

Selon le Centre national des ouragans, «le lent déplacement de Sally pose un risque significatif d’inondations soudaines dans le sud-est de la Louisiane, le sud du Mississippi et de l’Alabama», où sont situées de nombreuses raffineries.

Par ailleurs, «l’annonce que le blocus des terminaux d’exportation de pétrole libyens pourrait bientôt prendre fin» est une autre mauvaise nouvelle que l’Opep+ devra discuter lors de sa réunion de suivi de l’accord prévue jeudi, a ajouté Jeffrey Halley, analyste pour Oanda.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, sont engagés dans des efforts inédits pour limiter leur production et tenter de faire remonter les prix. Avec une réussite en demi-teinte pour l’instant.

La publication lundi du rapport annuel du géant pétrolier BP sur la demande de pétrole dans le monde n’a rien fait non plus pour redynamiser les cours de l’or noir: ce bilan estime que la consommation mondiale pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique.

Pour BP, la demande pour le secteur des transports en particulier est vouée à reculer, en raison de la baisse du nombre de déplacements à court terme à cause de la pandémie et de l’essor des véhicules électriques sur le long terme.

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