L'intelligence artificielle – Réflexions pour une éthique responsable

Présélection prix Turgot

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Sous la direction de Pascal Montagnon, INSEEC U. Editions ESKA.

En 2016, Pascal Montagnon prend la direction de la Chaire de recherche Digital et Intelligence Artificielle du Groupe INSEEC. Avec une équipe de chercheurs dédiée, cette chaire étudie la maturité digitale des entreprises et les impacts de l'IA sur les métiers et modèles organisationnels (RH, Marketing, Finance, etc.).
Pascal Montagnon est professeur permanent en stratégie et management. Il est aussi conférencier international, partageant son expérience dans le domaine de l'intelligence Artificielle et de la digitalisation des entreprises.

L'avis du Club de présélection du prix Turgot
Florence Anglès

L’intelligence est-elle le propre de l’homme? Depuis la Grèce antique, l’intelligence est associée au cerveau, qui capture l’information au travers de nos différents sens. Le cerveau est composé d’environ 100 milliards d’entités indépendantes: les neurones. Ils sont interconnectés entre eux, composant ainsi un réseau infiniment complexe. La compréhension des règles gouvernant les réseaux de neurones remonte aux travaux de recherche du canadien Donald Hebb en 1949 avec sa fameuse formule: «des neurones qui s’excitent ensemble se lient entre eux». Sa théorie est ainsi à l’origine des réseaux de neurones artificiels, qui permettent aujourd’hui aux machines d’être capables d’apprendre. 

L’intelligence artificielle (IA) est un sujet très vaste qui se définit comme «l’ensemble des théories mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence». L’utilisation de cette technologie a un impact important sur l’économie en augmentant la productivité du travail, en créant une nouvelle main d’œuvre virtuelle et des nouvelles sources de revenus avec la diffusion de l’innovation. En quelques années, l’IA est devenue une affaire stratégique et géopolitique.

Les volets réglementaire, éthique sont à la traîne. Même si un premier pas a été franchi avec l’entrée en vigueur du Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD) en mai 2018, de nombreux autres aspects sont en suspens. L’IA présente des dangers, nous pouvons éventuellement lutter contre ces dangers, comme le soulignait Jean d’Ormesson sur la science, «non pas par moins de science mais davantage de science, une science qui puisse aussi créer sa propre éthique». L’éthique devient un enjeu clé de cette technologie. Ce livre oblige le lecteur à s’interroger sur des questions éthiques liées à l’utilisation de l’IA. Existe-t-il alors un usage correct, une utilisation orientée au service du bien social dans notre époque postmoderne?