Zurich Insurance signe un 1er trimestre solide malgré la pandémie

AWP

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Le volume d’affaires affiche une progression à deux chiffres en comparaison annuelle. L’action clôture toutefois en baisse de 0,34%.

Zurich Insurance a bouclé les trois premiers mois de 2021 sur des résultats solides. Le volume d’affaires affiche une progression à deux chiffres en comparaison annuelle et la dotation en capital a nettement profité du redressement des marchés financiers en début d’année. La direction se montre très optimiste pour la suite.

Les primes brutes dans les activités Dommages et accidents (P&C) ont bondi de 14% sur un an à 11,0 milliards de dollars (près de 10,0 milliards de francs), à la faveur de la croissance des activités entreprises et d’une amélioration sur le front des tarifs, et ce dans toutes les régions.

Sur une base comparable, c’est-à-dire ajustée des effets de change et d’acquisition, la croissance s’est montée à 9%, indique mercredi l’assureur dans un communiqué.

Le premier trimestre a connu un niveau relativement élevé de catastrophes naturelles et de sinistres liés aux conditions météorologiques, principalement en raison de la tempête Uri aux Etats-Unis. Cela devrait se traduire sur l’ensemble de l’exercice par une détérioration du ratio combiné d’environ un point de pourcentage, en supposant une sinistralité «normale» pour le reste de l’année.

Assurance-vie plombée par la pandémie

Les affaires d’assurance-vie se sont quant à elles contractées de 4% en glissement annuel à 919 millions de dollars, mesurées en équivalent de primes annuelles. Comme indiqué lors de la publication des résultats annuels, la pandémie de COVID-19 risque d’avoir une incidence négative en 2021, du fait de la hausse de la hausse de la mortalité observée dans plusieurs marchés clés, prévient Zurich Insurance.

L’assureur affichait à fin mars un ratio de solvabilité estimé à 201%, nettement supérieur aux 160% qu’il s’est fixés comme objectif et aux 182% dont il a fait état au bouclement de l’exercice 2020, une progression que le groupe explique par «des conditions de marché favorables», ainsi que le placement avec succès de dettes subordonnées pour un montant de 1,75 milliard de dollars.

Forte de sa performance trimestrielle, la direction du groupe zurichois se dit très confiante pour le reste de l’exercice. En téléconférence, son directeur financier George Quinn a indiqué s’attendre à voir se poursuivre la dynamique positive en matière de tarifs tout jusqu’en 2022.

Les retombées de la crise sanitaire devraient continuer de peser sur les résultats cette année, mais moins lourdement qu’en 2020. De nouvelles pertes liées au coronavirus sont attendues, notamment dans la division vie, en raison de la hausse de la mortalité induite par la pandémie dans les principaux débouchés du groupe.

La communauté financière a accueilli favorablement la copie rendue par l’assureur zurichois, même si les propos de la direction concernant les remboursements à venir n’ont pas été du goût de tous les analystes. La Banque cantonale de Zurich (ZKB) relève pour sa part que même si l’évolution du volume dans l’assurance-vie laisse à désirer, cela est essentiellement dû au contexte défavorable des taux d’intérêts.

Les investisseurs en revanche ne se sont pas montrés convaincus. Après avoir passé la quasi-totalité de la journée dans le rouge, la nominative Zurich Insurance a clôturé la séance en baisse de 0,34% à 379,10 francs, à contre-courant d’un indice vedette SMI en hausse de 0,41%.

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