Swissquote paré pour 2028 après un premier semestre mitigé

AWP

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De janvier à juin, les revenus nets ont augmenté de 1,7% à 364,2 millions de francs par rapport à la même période un an plus tôt.

La banque en ligne Swissquote a généré une croissance des recettes à mi-parcours, en dépit d’une faiblesse des cryptomonnaies malmenées par un contexte géopolitique agité. L’établissement de Gland a abaissé ses objectifs annuels, mais reste confiant concernant ceux attendus pour 2028.

De janvier à juin, les revenus nets ont augmenté de 1,7% à 364,2 millions de francs par rapport à la même période un an plus tôt, rapporte un communiqué paru jeudi. Les revenus provenant des commissions ont bondi de 13,0% à 123,7 millions, tandis que les recettes liées aux opérations d’intérêt ont chuté de 66,2% à 14,6 millions.

Le bénéfice avant impôts a ralenti de 1,2% à 182,9 millions, avec une marge afférente de 50,2%, après 51,7%. Le bénéfice net est ressorti en recul de 2,9% à 153,6 millions.

Les actifs de la clientèle ont atteint 96,3 milliards au 30 juin, soit 19,8% de plus. Au total, la collecte a atteint 5,1 milliards, après 5,2 milliards à la même date en 2025.

Ces chiffres répondent en partie au consensus de l’agence AWP, dont les analystes tablaient sur un bénéfice net de 168,6 millions et des avoirs clients de 95,9 milliards.

L’établissement glandois revendique, en comptant la néo-banque Yuh, un nombre total de comptes de 1,2 million à fin juin, en hausse de 5,5% sur un an.

Priorité à l’IA

Pour la suite des opérations, Swissquote a revu à la baisse ses objectifs pour l’ensemble de 2026. Les produits nets sont attendus à environ 730 millions de francs, contre 760 millions initialement attendus, avec un bénéfice avant impôts de 365 millions, après les 385 millions espérés.

La direction parle également d’ajustements nécessaires en raison de la faiblesse des cryptomonnaies. Mais, «nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise, avec une volatilité qui revient», a déclaré Marc Bürki, directeur général, à l’agence AWP. «Pour 2028, nous sommes confiants. L’objectif est d’un demi-milliard de bénéfice et 900 millions de chiffre d’affaires.»

Concernant les investissements, environ 20 millions de francs ont été alloués à l’intelligence artificielle (IA) en 2025 et 10 millions sur le premier semestre 2026, avec des recrutements en ce sens. Le groupe compte au total 1511 collaborateurs, soit 182 personnes de plus sur un an. «Cette croissance est liée à notre statut de catégorie 3 et à l’obligation d’investir dans les services centraux. Les recrutements futurs seront toutefois significativement moins importants que lors des deux dernières années», prévient M. Bürki.

De son côté, Yuh connaît une belle croissance. «Nous sommes numéro un sur le marché suisse et à un haut niveau en comparaison européenne. Nous investissons beaucoup dans les systèmes de sécurisation et dans la lutte contre la cyberfraude. Sur un an, la clientèle a augmenté de 23,7% pour atteindre 423’409 clients et 4 milliards de dépôts. C’est beaucoup pour une néobanque», souligne le directeur général.

Les experts semblent convaincus par la copie rendue. «La société revoit à la baisse ses prévisions pour 2026, mais les maintient pour 2028. Le consensus est supérieur de 8% aux nouvelles prévisions de bénéfice pour 2026 et de 3% aux prévisions (inchangées) pour 2028», chiffre l’analyste Andreas Venditti de chez Vontobel. Son confrère de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) Daniel Regli, note que «le marché ne semble pas tenir compte des perspectives de croissance exceptionnellement hautes pour un établissement financier».

Malgré cela, le titre Swissquote a bouclé sur une lourde perte de 13,98% dans un SPI en hausse de 0,21%.

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