Le pétrole recule après un plus haut depuis la fin mai

AWP

1 minutes de lecture

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août a reculé de 0,38%, à 60,20 dollars.

Les prix du pétrole ont un peu reculé jeudi à la clôture après avoir atteint plus tôt en séance un plus haut depuis un mois et demi, légèrement affectés par des statistiques américaines sur l’inflation et par l’Opep.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a clôturé à 66,52 dollars à Londres, en baisse de 0,73% par rapport à la clôture de mercredi.

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août a reculé de 0,38%, à 60,20 dollars.

Vers 08H15 GMT, les prix avaient atteint 67,65 dollars et 60,94 dollars, des niveaux plus vus depuis la fin mai.

Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont modestement avancé de 0,1% en juin sur un mois mais davantage que ne l’escomptaient les analystes, selon l’indice des prix CPI publié jeudi.

«Ce chiffre a limité l’exposition des investisseurs aux matières premières», a indiqué Bart Melek de TD Securities, «car cela suggère que la Banque centrale américaine pourrait se montrer un peu moins accommodante que les acteurs du marché pensent».

Une inflation plus élevée que prévu peut pousser la Fed à la prudence sur ses potentielles baisses de taux d’intérêt, la mission de l’institution étant justement de contrôler la hausse des prix en montant ses taux lorsque cela est nécessaire.

Son président s’est montré tout de même plutôt accommodant mercredi lors d’une audition au Congrès.

Le marché a par ailleurs été influencé jeudi par des statistiques de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Dans son rapport mensuel publié jeudi, le cartel a jugé que la production de pétrole des pays non-OPEP augmentera de 2,4 millions de barils par jour en 2020.

Depuis plusieurs mois, les marchés s’inquiètent d’une offre trop abondante par rapport à une demande morose et pénalisée par les tensions commerciales.

De plus, l’Opep anticipe une baisse de la demande mondiale pour son pétrole, de l’ordre de 1,3 million de barils par jour en 2020.

Le pétrole avait pourtant démarré la journée en hausse, alimenté par «une forte baisse des stocks américains et une escalade dans les tensions autour du détroit d’Ormuz», a expliqué Neil Wilson, analyste pour Markets.com.

Jeudi, un porte-parole du gouvernement britannique à Londres a indiqué que des navires iraniens avaient tenté mercredi soir «d’empêcher le passage» d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz, expliquant que la Royal Navy avait dû intervenir, ce que les Gardiens de la révolution ont nié.