Hausse surprise des stocks de pétrole aux Etats-Unis

AWP

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Lors de la semaine achevée le 7 juin, les réserves américaines ont augmenté de 2,2 millions de barils, là où les analystes anticipaient une baisse d’un million de barils.

Les stocks de pétrole brut ont augmenté la semaine dernière aux Etats-Unis, contrairement aux anticipations des analystes, selon les chiffres publiés mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Lors de la semaine achevée le 7 juin, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 2,2 millions de barils, pour s’établir à 485,5 millions, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg anticipaient une baisse de 1 million de barils.

En forte baisse avant la diffusion de ce rapport hebdomadaire, le cours du baril de pétrole à New York creusait un peu plus ses pertes ensuite, lâchant 1,58 dollar, à 51,69 dollars, vers 15H40 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«C’est sans aucun doute un rapport plutôt négatif pour les cours. Mais moins négatif que les chiffres de l’API ne l’ont suggéré la veille», a relevé Phil Flynn, de Price Futures Group.

La fédération professionnelle de l’American petroleum institute, qui publie ses données de façon indépendante le mardi soir et dont les statistiques sont jugées un peu moins fiables, avait fait état d’un bond des stocks de brut de 4,8 millions de barils.

Le rapport de l’EIA a également montré une progression des stocks d’essence de 800’000 barils, contre une hausse légèrement plus élevée de 950’000 barils attendue par les analystes.

Cadence accélérée

Les réserves d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont par ailleurs baissé de 1 million de barils là où les analystes prévoyaient une progression de 1,1 million de barils.

Egalement scrutés puisqu’ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut WTI du terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont, eux, augmenté de 2,1 millions de barils, à 52,9 millions de barils.

La production s’est, quant à elle, établie en moyenne à 12,3 millions de barils par jour (mbj), tout près de son record de 12,4 millions de barils par jour atteint une semaine auparavant, faisant depuis plusieurs mois des Etats-Unis le premier producteur mondial d’or noir.

Les exportations américaines se sont, quant à elles, affichées à 3,12 mbj en moyenne, contre 3,30 mbj une semaine auparavant. Les importations ont baissé, à 7,61 mbj contre 7,93 mbj une semaine auparavant.

La cadence des raffineries s’est pour sa part accélérée, ces dernières fonctionnant en moyenne à 93,2% de leurs capacités, contre 91,8% la semaine précédente.

Au cours des quatre précédentes semaines, les Etats-Unis ont au total consommé en moyenne 20,4 mbj de produits raffinés, soit 0,1% de moins qu’à la même période l’an dernier. La demande d’essence a reculé de 0,2% et celle d’autres produits distillés également de 0,2%.

Les stocks de brut s’inscrivent en hausse de 12,3% par rapport à la même époque l’an dernier et de 8% au-dessus de la moyenne des cinq dernières années à cette période. Ceux d’essence s’affichent en baisse de 0,8% par rapport à leur niveau d’il y a un an et en progression de 2% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Les stocks des produits distillés dépassent de 11,9% leur niveau d’il y a un an et sont 4% en-dessous de la moyenne des cinq dernières années.