USA: grandes banques étrangères ciblées

AWP

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Les filiales seront sujettes à des ratios de liquidités plus importants, a indiqué la Fed.

La Réserve fédérale (Fed), autorité de régulation bancaire, a proposé lundi de renforcer certaines contraintes prudentielles pour les filiales de grandes banques étrangères opérant sur le territoire américain.

Les plus importantes filiales américaines de banques étrangères comme UBS ou Credit Suisse, seront sujettes à des ratios de liquidités plus importants, passant de 0,5% à un maximum de 4%, a indiqué la Fed qui a soumis cette proposition de règle aux commentaires publics jusqu’au 21 juin.

Ces ratios exigent des banques de conserver des actifs qui peuvent être mobilisés rapidement en cas de besoin financier crucial.

La liste exacte des branches étrangères qui tomberont sous le coup de cette règle n’est pas encore établie, dans l’attente de la quantification de leurs activités transfrontalières. La Fed estime que les banques concernées ont suffisamment de liquidités pour se plier à cette règle.

«Parce que les opérations américaines des grandes banques étrangères ont généralement un profil transfrontalier important, des activités sur les marchés des capitaux plus considérables et un recours au financement à court terme plus élevé, elles présentent souvent un risque plus important que celui d’une simple et traditionnelle banque nationale», a affirmé le président de la banque centrale Jerome Powell.

Les régulateurs ont par ailleurs proposé pour les grandes banques, y compris les holdings étrangers, un allègement des exigences de scénarios de démantèlement en cas de faillite.

Ces «testaments» («living wills») qui jusqu’ici devaient être soumis annuellement, pourront être présentés tous les quatre ou six ans, suivant la taille des banques.

Ces scénarios hypothétiques de démantèlement aussi appelés «plans de résolution» sont demandés afin de ne pas répéter les sauvetages d’institutions bancaires avec les deniers publics comme ce fut le cas pendant la crise de 2008.

«Les plans de résolution sont un élément important de la protection des contribuables et de l’économie contre la faillite d’une grande banque», a déclaré Jerome Powell assurant que les normes d’examen n’étaient pas modifiées.

Une gouverneur de la Fed, Lael Brainard, nommée par Barack Obama au directoire de la Banque centrale, a voté contre ces deux propositions.

Mme Brainard estime que la proposition sur l’allègement de la périodicité des soumissions des «testaments» risque «d’affaiblir le processus pour les très grandes banques et de laisser le système financier plus vulnérable».

«On a clairement vu lors de la crise que la faillite d’un ou plusieurs grands établissements bancaires pouvaient entraîner de graves tensions dans le système financier», a-t-elle écrit dans une déclaration.