Suivi de Zurich Insurance par Bordier

Loïc Bhend, Bordier & Cie

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La publication de résultats robustes suffit à soutenir le titre, après un bon parcours en 2019.

Zurich a publié pour 2019 un BOP de 5'302 millions de dollars (+16%sur un an) 1% supérieur aux 5'290 millions de dollars attendus. Le résultat net ressort 4% supérieur à 4'147 millions de dollars (+12% sur un an). Le résultat a été tiré par un rendement des investissements de 845 millions de dollars, 69% supérieur aux attentes, de bons résultats en vie et un taux d’imposition légèrement plus favorable. La division non-vie, en revanche, ressort un peu faiblarde.

En non-vie, le résultat opérationnel ressort 2% inférieur aux attentes à 2'878 millions de dollars, mais quand-même en hausse de 38% sur un an. Les gains en capitaux compensant pour un résultat technique un peu inférieur aux attentes, avec un ratio combiné de 96,4% contre 95,8% attendu. L’écart est entièrement imputable à une poursuite de la faiblesse des couvertures sur récoltes aux USA. Mais les taux de primes ont poursuivi leur renforcement dans les affaires commerciales aux USA (+9,6% sur un an) et le management signale une poursuite de cette amélioration en 2020, doublé d’une augmentation des volumes. Les perspectives demeurent donc encourageantes.

Farmers, aux Etats-Unis, se maintient, avec un BOP de 1'707 millions de dollars contre 1'695 millions de dollars attendus. En assurance vie, le BOP dépasse les attentes de 4%, à 1'486 millions de dollars grâce notamment à un bon rendement des investissements.

La solvabilité (Z-ECM) est le gros point fort de cette publication, en hausse séquentielle de 16 points, à 129%, et 10 points supérieure aux attentes. Cela procure une flexibilité importante, au-delà de la fourchette d’objectif de 110-120%. Le dividende progresse de 1 franc à 20 francs, comme attendu (rendement de 5,1%).

La valorisation est plutôt élevée mais elle n’est pas exagérée compte tenu de la robustesse du groupe, à 14,3x les bénéfices 2020e (17% de prime) et 1,80x les fonds propres 2020e (37% de prime) pour un ROE de 12,6% (17% supérieur) et un rendement du dividende de 5,1%, 5% inférieur au secteur.

Au final, cette robuste publication suffit à soutenir le titre, après un bon parcours en 2019. Mais étant donné le niveau de valorisation, nous referons le point sur le potentiel résiduel au moment du détachement du dividende en avril.