Les volumes défient la performance

Igor de Maack, DNCA

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Les indices actions européens affichent aujourd'hui des performances à deux chiffres.

Les espoirs d'accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine ont porté les marchés actions avant l'échéance du mois de mars. Les indices actions européens affichent aujourd'hui des performances à deux chiffres. Le CAC 40 Dividendes Réinvestis affiche désormais une performance positive depuis la fin de l'année 2017. Contrairement à une opinion répandue au cours du mois de janvier, le rallye se poursuit. Les publications se déroulent assez bien sans pour l'instant indiquer l'imminence de la récession tant redoutée au dernier trimestre de l'année dernière. D'importantes positions short se sont retournées sur des titres très attaqués soit en raison de leur problématique bilancielle (Services pétroliers comme Vallourec) soit en raison de la désaffection des investisseurs pour leur modèle économique (Diffuseur et chaîne de télévision comme TF1). Cette performance des marchés actions s'est réalisée dans un contexte adverse en matière de flux. Ce sont plus de 51 milliards de dollars qui sont sortis des marchés actions des pays développés sur les six dernières semaines. L'Europe connaît encore cette semaine une sortie hebdomadaire de 3,9 milliards de dollars.

Plus de 36 milliards de dollars se sont déversés sur les véhicules
d'investissement obligataire et ce sur toutes les catégories.

Autre tendance sur la typologie des ventes sur les marchés actions, c'est celle du désamour pour les valeurs ultra-sensibles à l'économie et aux risques de marché. Le secteur bancaire en est un exemple criant.

Enfin, à l'inverse, les investisseurs se sont précipités sur le crédit. Plus de 36 milliards de dollars se sont déversés sur les véhicules d'investissement obligataire et ce sur toutes les catégories (Investment Grade, High Yield, Emerging Markets). Pour l'instant, l'idée commune est de «faire du cash» ou d'acheter une certaine forme de sécurité (des produits de taux et des valeurs sécuritaires ou souveraines sur les marchés actions – croissance, défensive, américaines). Il est possible que ce jeu consensuel s'inverse au cours de l'année au gré du prochain mouvement sur les taux ou des perspectives économiques moins pires que prévues. Dans ce cas, les portefeuilles devront être réorientés vers l'Europe, le Japon, la value et les valeurs cycliques.