Les risques mondiaux exigent des solutions durables

Jan Amrit Poser, J. Safra Sarasin

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Le changement climatique arrive en tête des préoccupations. Loin devant le terrorisme de l’État islamiste et les cyberattaques.


©Keystone

Les risques mondiaux sont repassés sur le devant de la scène depuis le 1er janvier 2019. Mi-février, le célèbre institut de sondages Pew Research Center, dont le siège se trouve à Washington, a publié les résultats d’une enquête menée dans 26 pays, d’où il ressort que le changement climatique serait perçu comme le principal risque mondial. Treize des 26 pays interrogés ont placé le phénomène à la première place de leurs préoccupations, loin devant le terrorisme de l’État islamiste (8 sur 26) et les cyberattaques (4 sur 26). 

Les risques mondiaux ne pourront être combattus
qu’avec une coordination internationale.

L’édition 2019 du rapport sur les risques mondiaux (Global Risk Report) publié en janvier par le Forum économique mondial cite trois thèmes environnementaux parmi les principales menaces. Les experts interrogés considèrent en effet que les événements climatiques extrêmes, l’échec de la lutte contre le changement climatique et les catastrophes naturelles constituent les thèmes les plus préoccupants. Le vol de données et les cyberattaques suivent, mais très loin derrière les risques environnementaux. 

Tandis que les débats politiques et autres campagnes électorales du monde entier dénotent une aspiration croissante à des chefs autocrates et à des recettes miracles à base de nationalisme pour résoudre des problèmes complexes, tous les intéressés devraient savoir que ces risques mondiaux ne pourront être combattus qu’avec une coordination internationale.

L’économie mondiale ne basculera pas
dans la récession en 2019. Elle devrait plutôt se redresser.

En face, les risques économiques paraissent bien anodins. Dans le Global Risk Report, les risques financiers et le chômage sont cités bien loin derrière. Dans l’enquête de Pew Research, extrêmement rares sont les pays développés à juger l’économie mondiale inquiétante à plus de 50%. Pourtant, il nous semble que ces risques ont eux aussi considérablement augmenté depuis l’été dernier. En l’occurrence, cependant, on peut s’attendre à une action coordonnée internationale et nous avons de bonnes raisons de penser que l’économie mondiale ne basculera pas dans la récession en 2019, mais qu’elle devrait plutôt se redresser d’ici à la fin de l’année. En effet, premièrement, les États-Unis conserveront une politique budgétaire de relance en 2019. Deuxièmement, la Chine relâche les rênes de sa politique monétaire. Troisièmement, la tension du marché du travail partout dans le monde entraîne une augmentation des salaires, des revenus et de la consommation.