La conjoncture française ralentit plus vite qu’anticipé par Paris

Philippe Waechter, Ostrum AM

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Les enquêtes auprès des chefs d’entreprise suggèrent que la demande adressée aux entreprises dans le secteur industriel ralentit très vite.

Le climat des affaires de l’INSEE donne des signaux négatifs.

Les enquêtes menées auprès des chefs d’entreprise par l’INSEE et Markit suggèrent que la demande adressée aux entreprises dans le secteur industriel ralentit très vite. Les chefs d’entreprise ne s’attendent pas à un retournement dans les 3 mois qui viennent.

Dans l’enquête sur le climat des affaires, l’indice synthétique continue de se replier. Il s’est inscrit à 104 en octobre contre un plus haut de 111,4 en décembre 2017. L’activité progresse encore mais à un rythme nettement réduit.

Le détail par secteurs montre un ralentissement très fort dans le secteur manufacturier et dans la distribution. La construction et les services sont relativement stables.

L’allure du secteur industriel est particulièrement préoccupante tant dans l’enquête Markit que dans celle de l’INSEE. Dans les deux cas, les chefs d’entreprise indiquent qu’il n’y aura pas d’impulsion en provenance du secteur manufacturier. Or c’est ce secteur qui peut donner les ingrédients pour une hausse durable de la croissance de l’économie française.

La dynamique des commandes y est désormais beaucoup plus réduite dans ce secteur manufacturier. Cela se ressent notamment sur la demande domestique (la demande globale recule beaucoup plus vite que la demande étrangère) et les chefs d’entreprise ont tendance à être moins optimistes. Pour chacun d’entre eux, les perspectives d’activité sont revenus au niveau du début de l’année 2017 soit avant l’accélération spectaculaire mais finalement temporaire de cette année-là.

Sur l’effet demande domestique, les chefs d’entreprise ne s’attendent pas à un effet miracle des mesures fiscales du dernier trimestre sur lesquelles compte le gouvernement.

Les chefs d’entreprise ne présentent plus l’exubérance de la fin 2017. La situation est bonne mais sans excès.

Enfin, les commandes de biens d’équipement ne suggèrent pas une accélération de l’investissement des entreprises au cours des prochains mois.

 

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