La BCE pourrait freiner les flux de capitaux vers les émergents

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Les flux de capitaux vers les marchés émergents (hors Chine) ont nettement ralenti en 2018, sous l’effet de la hausse des taux d'intérêt, de la force du dollar américain et des tensions commerciales.

L’étude traite de l’impact des politiques monétaires des économies avancées sur les économies émergentes en général et en particulier sur la Turquie, l’Afrique du Sud, la Russie et l’Europe Centrale et de l’Est.

Les flux de capitaux étrangers vers les marchés émergents subiront probablement les effets du resserrement de la politique monétaire des principales économies avancées. Ces flux risquent de diminuer davantage et de se faire plus volatiles au cours des deux années à venir.

Les économies émergentes européennes sont davantage exposées que celles d'autres régions au risque de resserrement de la part de la Banque centrale européenne, qui entamera la normalisation de sa politique monétaire en 2019.

La Turquie reste extrêmement vulnérable à une nouvelle détérioration des conditions d’emprunt, ses besoins de financements extérieurs restant importants en raison du niveau élevé d'endettement extérieur de ses banques et de ses entreprises.