Pétrole: le marché sera «très volatil» cette année

AWP

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«L’économie mondiale ralentit et nous ne connaissons pas encore les implications de ce ralentissement sur la demande», a commenté le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol.

Les cours du pétrole seront marqués par une grande volatilité cette année, sur fond de troubles géopolitiques et de ralentissement économique, a mis en garde vendredi le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), Fatih Birol.

S’exprimant au Forum économique mondial de Davos (Suisse), il a dit anticiper «une année très volatile», avec une volatilité qui «pourrait bien être encore plus forte que l’année dernière».

«Concernant les inquiétudes géopolitiques, il semble qu’elles pourraient être plus fortes et plus fréquentes cette année comparées à l’année dernière», a-t-il jugé.

En outre, «l’économie mondiale ralentit et nous ne connaissons pas encore les implications de ce ralentissement sur la demande», a-t-il ajouté.

Fatih Birol a en particulier évoqué l’impact d’un ralentissement de la croissance en Chine, un pays qui a représenté plus de la moitié de la croissance de la demande de pétrole ces dix dernières années.

Du côté de l’offre, il s’est interrogé sur l’efficacité des mesures de réduction de la production de la part de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de la Russie, destinées à soutenir les cours.

«L’efficacité de ces accords est mise à l’épreuve par des augmentations (de production) qui viennent d’ailleurs», a-t-il relevé.

À cet égard, la production de pétrole de schiste aux États-Unis pourra s’écouler plus facilement avec la mise en service de nouveaux oléoducs d’ici la fin de l’année.

«Nous n’avons pas encore vu le plein impact du schiste», a ainsi prédit M. Birol.