L'appétit des investisseurs pour les actifs réels continue de croître

Communiqué, Aviva Investors

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Les investisseurs institutionnels prévoient de renforcer leurs allocations aux actifs réels au cours des 12 prochains mois, selon le Real Assets Survey 2020 d’Aviva Investors.

Points clés
  • Les faibles rendements des actifs traditionnels valorisent la résilience des actifs réels
  • Selon 90% des investisseurs interrogés, les facteurs ESG sont «importants» dans le cadre d’un investissement dans des actifs réels
  • Le contexte géopolitique demeure une inquiétude majeure

Selon le Real Assets Survey 2020 d’Aviva Investors, les investisseurs institutionnels prévoient de renforcer leurs allocations aux actifs réels au cours des 12 prochains mois dans un contexte de difficultés politiques et économiques.

Les résultats de cette enquête, menée auprès de 500 responsables de l’investissement (fonds de pension et assureurs), révèlent que 51% des compagnies d'assurance et 37% des fonds de pension pensent augmenter leurs investissements dans les actifs réels. Les incertitudes qui entourent la croissance mondiale et la probabilité de la persistance de taux d'intérêt bas incitent les investisseurs institutionnels à se diversifier au profit des actifs privés et à rechercher une éventuelle prime d'illiquidité par rapport aux marchés financiers traditionnels.

Les assureurs (44%) et les fonds de pension (38%) ont déclaré que la montée en puissance des tensions commerciales est une source d’inquiétude pour leurs investissements en actifs réels au cours des 12 prochains mois, tout comme le manque de clarté persistant sur les futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Les conclusions de l’enquête mettent par ailleurs en évidence l’importance croissante des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour les investisseurs, ainsi que la volonté de montrer l’intérêt d’investir sur des actifs réels au-delà du simple rendement financier. Pour 9 sondés sur 10, les facteurs ESG occupent une place importante dans leurs prises de décision en matière d’investissement. Parmi eux, 40% des compagnies d'assurance et 42% des fonds de pension pensent qu'un «impact ESG favorable» fait partie intégrante de l’investissement sur les actifs réels. Les compagnies d'assurance (50%) sont encore plus attachées que les fonds de pension (41%) à la «transparence dans l'approche d'investissement ESG des sociétés de gestion d'actifs».

Les résultats révèlent que les investisseurs privilégient également une gestion multi-stratégies pour les actifs réels. L'immobilier direct (53%), les actions d’infrastructure (53%) et les financements structurés (52%) figurent parmi les stratégies les plus recherchées par les fonds de pension. Pour les compagnies d’assurance, la moitié devrait renforcer ses investissements dans le financement immobilier (54%), les actions d’infrastructure (52%) et le financement structuré (51%).

L’enquête montre également que:

  • 43% des compagnies d’assurance et 40% des fonds de pension redoutent une «ingérence réglementaire», qui pose des difficultés aux activités d'investissement. Les deux groupes (37% des compagnies d'assurance et 30% des fonds de pension) ont évoqué l’absence d’harmonisation européenne sur le plan réglementaire comme source d'inquiétudes.
  • 49% des compagnies d'assurance et 45% des fonds de pension estiment que «l’instabilité financière» constitue le risque le plus probable et le plus inquiétant pour les actifs réels à un horizon de 12 mois.
  • Pour 30% des compagnies d'assurance et 26% des fonds de pension, les «difficultés à identifier des opportunités» constituent le principal frein aux investissements dans les actifs réels ou à l'augmentation des allocations existantes.

«Le vif appétit pour les actifs réels n’est pas surprenant compte tenu des incertitudes politiques et économiques mondiales», a commenté Mark Versey, Directeur des investissements d’Aviva Investors Real Assets. «En plus d’offrir aux investisseurs des flux de trésorerie adaptés à leurs besoins et une diversification supplémentaire, les rendements du secteur ont été solides et soutenus par la prime d'illiquidité qu'ils peuvent offrir. L’influence grandissante qu’exercent les enjeux ESG est par ailleurs incontestable. Néanmoins, l’absence d'informations facilement accessibles peut gêner l’identification des bénéfices ESG quantitatifs pour un projet donné1. Cela rend d'autant plus difficile l'intégration de ces critères, qui doivent par conséquent être appréhendés au cas par cas. La frontière entre infrastructures, immobilier et dette privée est de plus en plus fine. Les investisseurs recherchent des portefeuilles multi-actifs qui répondent à leurs besoins, qu’il s'agisse de valoriser leur capital, générer des revenus à long terme ou des flux de trésorerie prévisibles et indexés à l’inflation. L’arrivée de nouveaux investisseurs et la hausse des allocations existantes renforcent le risque d’engorgement et de pression sur les rendements dans les pans du marché les plus accessibles. Pour atteindre les résultats souhaités, les investisseurs devront donc tenir compte de ces éléments dans le cadre de la mise en oeuvre de leur stratégie d’investissement».

Méthodologie

L'enquête a recueilli les réponses d'environ 500 décideurs dans le secteur des fonds de pension et de l’assurance dans 11 pays d'Europe occidentale, d'Europe du Sud et des pays nordiques, qui représentent ensemble plus de 600 milliards d'euros d'actifs sous gestion. Plus de la moitié (54%) des répondants du secteur de l'assurance et 48% de ceux des fonds de pension occupent des postes de niveau DG/PDG/CIO.