Lalique affiche une perte au premier semestre

AWP

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Le groupe zurichois a par ailleurs revu à la baisse ses prévisions pour l’ensemble de l’année en cours.

Le groupe de luxe Lalique a enregistré au premier semestre 2019 une perte tout en augmentant ses ventes. Le groupe zurichois a par ailleurs revu à la baisse ses prévisions pour l’ensemble de l’année en cours, annonce-t-il mercredi. Le titre était sous pression suite à ces annonces.

Le chiffre d’affaires durant la période sous revue s’est inscrit à 70 millions d’euros, soit une hausse de 4,6% sur un an. Hors effet de change, la croissance est de 2%, précise le communiqué.

Au niveau de la rentabilité, le bénéfice opérationnel (Ebit) a été divisé par quatre à 0,5 million. La marge afférente a chuté à 0,7% contre 2,9% au premier semestre 2018. Lalique a accusé une perte nette de 0,8 million contre un gain de 1,3 million il y a un an.

Cette contre-performance s’explique notamment par les investissements pour le développement des affaires ainsi que le rachat de 50% de la distillerie The Glenturret, selon le communiqué. Sans tenir compte de la reprise, l’Ebit est de 1,7 million, la marge Ebit est à 2,5% et le bénéfice de 0,4 million.

Le résultat net est inférieur aux attentes des analystes interrogés par AWP. Vontobel attendait un bénéfice de 1,8 million tandis que la ZKB tablait sur 1,2 million. Le chiffre d’affaires est pour sa part peu ou prou conforme aux attentes des deux banques.

Ebit revu à la baisse

Les différentes branches ont évolué de manière divergente au niveau des ventes. Le segment Lalique, qui comprend notamment les produits de décoration en cristal et les parfums, a cédé 3% à 35,5 millions d’euros, pénalisé par les activités parfum ayant chuté de 25%, à cause d’un environnement difficile au Moyen-Orient ainsi que l’arrêt des activités en Iran.

Le segment Ultrasun, fabriquant notamment des crèmes solaires, a bondi de 18% à 15,5 millions d’euros, tiré par la Chine, la Suisse et l’Union Européenne.

Les parfums produits sous licence tels que Jaguar Fragrances (+1%) et Bentley (+4%) ont aussi enregistré des recettes en croissance.

La distillerie The Glenturret, acquise le 28 mars 2019, a pour sa part dégagé des ventes de 0,7 million les trois derniers mois du premier semestre.

Pour l’ensemble de l’année, Lalique anticipe toujours une croissance inférieure à 5% de ses ventes. En revanche, la marge Ebit devrait être inférieure à celle de l’exercice précédent qui s’était inscrite à 4,5%. Mi-avril, la direction anticipait encore une progression de la marge de son bénéfice opérationnel.

Le groupe de luxe a confirmé ses objectifs à moyen terme à savoir une hausse de 5% des ventes et une marge Ebit de 9 à 11%.

Titre sous pression

A 10h08, le titre, peu liquide, chutait de 8,1% à 36,4 francs dans un marché de référence SPI en hausse de 0,49%.

Vontobel et la banque cantonale de Zurich pointent du doigt l’évolution de la rentabilité.

La banque cantonale de Zurich (ZKB) se dit cependant pas trop surprise par la baisse de l’objectif au niveau de l’Ebit. Elle salue la diversification du groupe dans le secteur du luxe mais considère la valorisation du titre trop élevée.

La priorité de Lalique est toujours axée sur l’agrandissement du réseau des points de vente, en particulier en Asie ainsi que l’intégration de Glenturret, constate pour sa part Vontobel. Après la publication des résultats, la banque compte réduire ses prévisions pour le bénéfice par action pour 2019 et 2020. Même en tenant compte des effets exceptionnels, la rentabilité est en deçà des projections de l’établissement zurichois.