L’euro à un nouveau plus bas depuis début octobre face au dollar

AWP

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Vers 21h, l’euro perdait 0,29% face au billet vert, à 1,0914 dollar. Plus tôt dans la journée, il avait atteint 1,0909 dollar, un niveau plus vu depuis plus de quatre mois.

L’euro touchait lundi un nouveau plus bas depuis début octobre face à un dollar renforcé et après un mauvais indicateur italien.

Vers 20H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro perdait 0,29% face au billet vert, à 1,0914 dollar. Plus tôt dans la journée, il avait atteint 1,0909 dollar, un niveau plus vu depuis plus de quatre mois.

Sauf revirement de tendance, la monnaie unique devrait connaitre sa sixième séance de baisse consécutive face au dollar.

Selon Lee Hardman, analyste pour MUFG, la «relative attractivité» du billet vert ces derniers jours s’explique par «les inquiétudes grandissantes sur les perspectives de croissance en dehors des Etats-Unis», par «l’augmentation des probabilités d’une réélection du président Trump» et par de «nouvelles preuves de la résilience de l’économie américaine».

Plusieurs indicateurs, dont l’indice des prix à la consommation jeudi et les chiffres des ventes au détail en janvier vendredi, permettront de jauger la solidité de l’économie américaine.

Le patron de la Réserve fédérale Jerome Powell sera par ailleurs auditionné mardi et mercredi par la Commission des finances de la Chambre des représentants sur la politique et les prévisions monétaires de la Fed.

Vendredi dernier, le rapport mensuel sur l’emploi américain a annoncé que 225.000 emplois avaient été créés au cours du premier mois de l’année 2020 aux Etats-Unis, un nombre bien supérieur aux projections des analystes (164.000).

A l’inverse, «l’Italie a publié de mauvaises données sur la production industrielle ce matin», a commenté David Madden, analyste pour CMC Markets.

En décembre, celle-ci a diminué de 2,7% sur un mois, une baisse beaucoup plus importante que ce qu’attendaient les analystes (-0,6%).

De son côté, la livre sterling rebondissait face au dollar et à l’euro après avoir chuté la semaine dernière.

«La forte baisse de la livre l’a rendue mûre pour une remontée», observe Joseph Manimbo de Western Union, précisant que les acteurs du marché seront vigilants à la publication mardi de la croissance britannique au quatrième trimestre 2019.

Concernant l’épidémie de coronavirus, les marchés restaient vigilants.

Si la stabilisation du nombre de nouveaux cas est un signal positif, la reprise - partielle - de l’activité en Chine avec son lot d’incertitudes incite à la prudence.

«L’appétit pour le risque est en train de se manifester dans ce que je ne peux que qualifier de délicat exercice d’équilibre», a ainsi commenté Bethel Loh, analyste pour Think Markets.