Le dollar miné par les chiffres du secteur manufacturier US

AWP

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Vers 21h, l’euro gagnait 0,50% face au billet vert, à 1,1073 dollar.

L’euro progressait lundi face à un dollar pénalisé par un indicateur américain moins bon que prévu sur l’industrie manufacturière aux Etats-Unis.

Vers 20H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro gagnait 0,50% face au billet vert, à 1,1073 dollar.

Vendredi, il était tombé à 1,0981 dollar, un plus bas en un mois et demi, avant de se redresser.

Après avoir évolué en léger recul face à la devise américaine en début de journée, l’euro a grimpé peu après la publication de l’indice ISM sur l’activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis.

Celle-ci a continué de se replier en novembre, à 48,1% tandis que les analystes tablaient sur 49,4%. En dessous de 50% l’indice ISM marque une contraction.

Ces données décevantes ont également lesté le billet vert face à d’autres devises comme le franc suisse ou le yen, généralement considérées comme des valeurs refuge.

«La corrélation entre les données sur l’économie américaine et la performance du dollar dans son ensemble est de plus en plus ténue», note Mazen Issa, de TD Securities.

«C’est une dynamique qu’il faudra observer dans les prochaines semaines et les prochains mois car de nombreuses banques centrales, à commencer par la Fed, n’ont visiblement pas l’intention de prendre des mesures de politique monétaire d’ampleur dans l’immédiat», ajoute l’expert.

L’indice d’activité ISM dans les services pour novembre sera publié mercredi.

Par ailleurs, Donald Trump, a annoncé lundi sur Twitter que les Etats-Unis allaient imposer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Brésil et de l’Argentine.

Le président américain a justifié cette décision par le besoin de riposter à la dévaluation des monnaies de ces pays, faisant fi de la crise économique que traverse actuellement l’Argentine.

Cette mesure n’a toutefois pas eu d’effet notable sur les taux de change des deux devises, plus sensibles aux développements sur le front commercial sino-américain.

«Tant que les pourparlers entre les Etats-Unis et la Chine se poursuivent, le marché ne devrait pas être particulièrement affecté par un tweet présidentiel sur des sujets jugés moins centraux», estime Mazen Issa.