L’euro monte après l’envol des inscriptions au chômage aux USA

AWP

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Vers 20h, l’euro gagnait 1,47% face au billet vert, à 1,1042 dollar.

L’euro a accru ses gains face au dollar jeudi après la publication de données américaines montrant une augmentation record du nombre de demandeurs d’allocation chômage, en pleine pandémie de nouveau coronavirus.

Vers 19H00 GMT (20H00 à Paris), l’euro gagnait 1,47% face au billet vert, à 1,1042 dollar.

Les demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont explosé aux Etats-Unis, atteignant un plus haut historique avec 3,3 millions de demandeurs la semaine dernière, selon les chiffres publiés jeudi par le département du Travail. C’est 3 millions de plus que la semaine précédente, une hausse jamais vue auparavant.

Ce chiffre est dans la fourchette haute des estimations puisque les attentes variaient entre 525.000 nouveaux demandeurs d’emploi aux Etats-Unis, et quatre millions.

Le précédent record datait de 1982 et s’élevait à 695.000 inscriptions supplémentaires.

Ces données, qui témoignent d’un très net ralentissement de l’activité économique de la première puissance mondiale, ont fragilisé le billet vert.

«Malheureusement, la situation sur l’emploi devrait empirer tandis que la propagation du virus s’intensifie à travers les Etats-Unis», a commenté Edward Moya, analyste pour Oanda.

La devise européenne, de son côté, profitait des discussions des dirigeants européens sur les mesures à prendre face à la pandémie.

«L’euro semble regagner du terrain à mesure qu’on évolue vers une réponse plus coordonnée et unifiée des décideurs politiques européens pour combattre le choc négatif du Covid-19 sur l’économie de la zone euro», a expliqué Lee Hardman, analyste pour MUFG.

Neuf dirigeants européens, dont le Français Emmanuel Macron et l’Italien Giuseppe Conte, ont ainsi appelé à la création de «corona bonds» - un emprunt commun à l’UE - afin de disposer de fonds importants face à la crise sanitaire, dans une lettre adressée mercredi au président du Conseil européen, Charles Michel.

Mais, pour l’instant, l’Allemagne reste plus que réticente à un tel dispositif.

Par ailleurs, la Banque d’Angleterre a choisi de maintenir son taux d’intérêt directeur à son plancher historique, soit 0,1%, jugeant «probable» une «nette chute» du PIB mondial au premier semestre.

Cette décision attendue a permis à la livre sterling d’accentuer ses gains, alors qu’elle était déjà en forte hausse face au dollar et, dans une moindre mesure, à l’euro.

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