L’euro lesté face au dollar par des chiffres décevants en Allemagne

AWP

1 minutes de lecture

Vers 21h, l’euro perdait 0,34% face au billet vert, à 1,0946 dollar. Il est descendu un peu plus tôt jusqu’à 1,0942 dollar, soit son plus bas niveau depuis début octobre.

L’euro, fragilisé par des chiffres décevants sur la production industrielle en Allemagne, mais aussi en France et en Espagne, baissait pour la quatrième séance d’affilée face au dollar vendredi et tombait à son plus bas niveau en quatre mois.

Vers 20H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro perdait 0,34% face au billet vert, à 1,0946 dollar. Il est descendu un peu plus tôt jusqu’à 1,0942 dollar, soit son plus bas niveau depuis début octobre.

«Les chiffres décevants de la production industrielle dans la zone euro ont sans doute ouvert la porte» à ce repli de la monnaie unique, qui évoluait encore au-dessus du seuil des 1,12 dollar en début d’année, a relevé Marc Chandler de Bannockburn Global Forex.

Sur un mois, la production industrielle a plongé en décembre de 3,5% en Allemagne, de 2,8% en France et de 1,4% en Espagne.

Ces statistiques «relancent les craintes de récession malgré la politique de taux d’intérêt négatifs» menée par la Banque centrale européenne pour stimuler l’économie, a relevé M. Chandler.

Le dollar de son côté «termine la semaine en hausse face aux autres grandes devises à la faveur de données montrant que l’économie se porte bien mieux qu’ailleurs dans le monde», ont constaté les analystes de Tempus.

L’économie américaine a de fait une nouvelle fois fait preuve de dynamisme en janvier en créant un plus grand nombre d’emplois que prévu, tirée en particulier par les secteurs de la construction et de la santé.

Le taux de chômage a certes augmenté de 0,1 point à 3,6% mais cela s’explique par le fait que plus de 183.000 personnes sont de nouveau entrées sur le marché de l’emploi.

«Ces données solides associées à l’accès de faiblesse observé sur les marchés boursiers sont une parfaite combinaison pour faire monter le billet vert», ont avancé les analystes de Tempus.