La livre recule alors que le spectre d’un no deal Brexit se rapproche

AWP

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Vers 21h, la livre perdait 0,48% et 0,62% face à l’euro et au dollar, à respectivement 89,68 pence pour un euro et à 1,2217 dollar.

La livre sterling reculait face à l’euro et au dollar mardi alors que les négociations sur le Brexit entre Londres et les Européens semblaient au bord de la rupture.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la livre perdait 0,48% et 0,62% face à l’euro et au dollar, à respectivement 89,68 pence pour un euro et à 1,2217 dollar.

Les Européens ont donné jusqu’à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour leur présenter un compromis acceptable et arriver à une séparation à l’amiable au 31 octobre.

Mais après un entretien téléphonique mardi entre le Premier ministre britannique Boris Johnson et la chancelière allemande Angela Merkel, une source à Downing Street a jugé un accord «pratiquement impossible».

La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord est le scénario cauchemar pour les milieux d’affaires et la livre a donc tendance à se déprécier dès que la probabilité d’une telle hypothèse s’accroît.

«Les soubresauts du jour perpétuent le risque d’un Brexit désordonné (...), mais ils font aussi augmenter l’éventualité d’élections anticipées ou d’un report du Brexit et c’est pourquoi la réaction de la livre reste malgré tout limitée», estime Joe Manimbo de Western Union.

L’euro de son côté reculait légèrement face au dollar mardi dans un marché prudent en attendant la reprise des négociations commerciales sino-américaines jeudi à Washington.

Vers 19H00 GMT, la monnaie européenne cédait 0,13% face au billet vert, à 1,0957 dollar.

Les pourparlers ont été assombris par l’annonce de sanctions de l’administration américaine, qui a placé lundi 28 organisations gouvernementales et commerciales chinoises sur liste noire en leur reprochant d’être impliquées dans la répression visant la minorité musulmane ouïghoure dans l’ouest de la Chine.

Cette décision «et la réponse de la Chine - qui a averti de possibles représailles - ont ébranlé encore un peu plus un marché déjà nerveux face aux négociations commerciales et aux discussions sur le Brexit», estiment les analystes de ScotiaBank.

Concernant l’euro, la publication de bons chiffres de la production industrielle allemande en août (+0,3% sur un mois) a permis de temporairement soutenir la monnaie unique, mais l’effet s’est vite estompé.

Le billet vert a conservé son avance après un discours du président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, affirmant que l’institution envisageait l’achat de bons du Trésor pour gonfler ses réserves après les récentes tensions sur les taux à court terme du marché interbancaire (repo).

Ces achats d’actifs, de nature à peser sur le dollar, n’auraient rien à voir avec la politique ultra-accommodante conduite après la crise financière lorsque la Fed avait massivement acheté des bons du Trésor, a assuré M. Powell.