En attendant la réunion de la BCE, l’euro recule face au dollar

AWP

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Vers 21h, l’euro perdait 0,32% face au billet vert à 1,1008 dollar.

L’euro baissait face au dollar mercredi, dans un marché restant en retrait avant une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et une autre de la Réserve fédérale américaine (Fed) la semaine suivante.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), l’euro perdait 0,32% face au billet vert à 1,1008 dollar.

La monnaie unique continuait ainsi de s’échanger autour de 1,10 dollar, un pivot autour duquel elle tourne depuis une semaine et alors que la BCE doit tenir jeudi une réunion de politique monétaire.

«Clairement les cambistes sont dans une position attentiste avant de connaître les décisions que pourraient prendre la BCE jeudi et la Réserve fédérale» le 18 septembre, a observé Brendan McKenna, analyste pour Wells Fargo.

«Les marchés semblent avoir adopté le caractère inévitable de nouvelles mesures de relance de la Banque centrale européenne et ont commencé à en fixer le prix, ce qui a fait baisser la valeur de la monnaie unique», a expliqué Ricardo Evangelista, analyste pour ActivTrades.

Sont régulièrement évoquées une nouvelle baisse des taux d’intérêt et la reprise du programme de rachats de dette sur les marchés.

En général, la perspective d’un assouplissement monétaire pèse sur la devise concernée en la rendant moins rémunératrice et donc moins attractive pour les cambistes.

Mais «si la BCE ne répond pas aux attentes accommodantes des marchés cette semaine, cela pourrait permettre à l’euro de réaliser des gains immédiats, même si les perspectives de la monnaie unique restent sombres», a souligné plus tôt dans la journée Han Tan, analyste pour FXTM.

L’économie de la zone euro demeure en effet fragile, entre le ralentissement de l’activité depuis plusieurs mois en Allemagne, moteur de la zone, la fragilité politique et économique de l’Italie et la situation confuse autour du Brexit

Le dollar de son côté a profité de chiffres supérieurs aux attentes sur les prix à la production aux Etats-Unis, selon Brendan McKenna.

«Si l’inflation se montre assez solide (dans le pays), cela pourrait pousser la Fed à ne pas baisser les taux aussi agressivement que prévu actuellement par le marché», remarque l’analyste.

Le président américain a pour sa part adressé des critiques virulentes mercredi à la Banque centrale, dénonçant la «naïveté» de son patron, Jerome Powell, et appelant l’institution à baisser les taux d’intérêt «à zéro ou en dessous».