Le dollar se renforce face à l’euro

AWP

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La monnaie européenne perdait 0,32% face au billet vert à 1,1178 dollar vers 21h.

Le dollar profitait d’une accalmie dans les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis mardi pour se renforcer face à l’euro.

Vers 19H00 GMT (21H00 à Paris), la monnaie unique européenne perdait 0,32% face au billet vert à 1,1178 dollar.

La devise américaine a gagné du terrain après la publication d’un communiqué de l’administration américaine annonçant le report à la mi-décembre de tarifs douaniers supplémentaires de 10% que Washington prévoit d’imposer sur des produits électroniques fabriqués en Chine.

«L’euro a tendance à évoluer de pair avec la situation commerciale mondiale. Quand les tensions sont au plus fort, l’euro progresse et vice-versa», a expliqué Erik Nelson de Wells Fargo.

Avant sa remontée aux alentours de 13H30 GMT, le dollar hésitait face à l’euro, profitant notamment un moment des données sur l’inflation américaine.

Comme prévu, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont accéléré leur progression en juillet, avec une progression de l’indice de 0,3%. L’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte des prix de l’énergie et de l’alimentation, a également progressé de 0,3%, tandis que les analystes s’attendaient à une hausse de 0,2%.

L’inflation est une donnée essentielle pour la politique monétaire et lorsque les prix grimpent, la Banque centrale peut être tentée d’augmenter ses taux d’intérêt, rendant le dollar plus rémunérateur et donc plus attractif pour les cambistes, afin de juguler la hausse des prix.

Le dollar n’a cependant pas réussi à conserver ses gains plus de quelques minutes.

Au vu des nombreuses incertitudes géopolitiques et économiques, la Réserve fédérale américaine a en effet plutôt ouvert la voie à d’autres baisses des taux, après celle effectuée il y a deux semaines.

De telles mesures sont de nature à affaiblir le dollar, car elles rendent le billet vert moins rémunérateur et donc moins attractif pour les cambistes.

Les marchés restaient aussi préoccupés par plusieurs sujets, parmi lesquels le Brexit, l’incertitude politique en Italie ou la dégringolade des marchés argentins, sans qu’un seul ne parvienne à s’imposer.