Glencore peine à combler son retard dans le cuivre sur neuf mois

AWP

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L’accélération de l’extraction à Katanga, en RDC, a toutefois permis de ramener l’érosion de la production de métal rouge à 4%, contre encore 5% sur le premier semestre.

Le mastodonte intégré des matières premières Glencore continue à éprouver des difficultés dans l’extractions cuprifère sur les neuf premiers mois de l’année, miné par une «optimisation» à la baisse de ses activités à Mutanda, en République démocratique du Congo (RDC), des travaux de maintenance sur la fonderie de Mopani, en Zambie, ou encore la vente ou l’épuisement de gisements en Amérique du Sud.

L’accélération de l’extraction à Katanga, en RDC, a toutefois permis de ramener l’érosion de la production de métal rouge à 4%, contre encore 5% au premier semestre, portant le total à 1,016 million de tonnes, détaille vendredi le rapport trimestriel d’activité industrielle.

Le regain d’activités sur le site de Katanga a aussi permis de doper l’extraction de cobalt, dont le volume a enflé d’un bon cinquième à 34’400 tonnes. Les tonnages de zinc (+3%) et de nickel (-2%) sont demeurés relativement stables, à respectivement 809’400 et 89’400 tonnes.

Le géant minier et du négoce a profité de l’accès de faiblesse de la demande pour le ferrochrome pour prolonger ses opérations de maintenance d’installations idoines. Les quantités produites ont subséquemment fondu de 10% à 1,03 million de tonnes.

Charbon et hydrocarbures carburent

Les volumes de charbon de leur côté ont bondi de 8% à 104,0 millions de tonnes, sous l’impact notamment de l’intégration en 2018 d’activités reprises à Rio Tinto, ainsi que des progrès dans le développement de la mine de Prodeco, en Colombie. Le site de Cerrejón, dans la même région, a par contre souffert de contraintes liées à la poussière.

Les participations dans des projets pétroliers ont profité de l’accroissement du pompage au Tchad et des premiers barils extraits du champ de Bolongo, au Cameroun. Le déclin des réserves en Guinée équatoriale a cependant bridé la progression à 8%, pour un total de 3,6 millions de barils.

Pour l’ensemble de l’exercice, la multinationale de Baar compte extraire un total de près de 1,4 million de tonnes de cuivre, à 40’000 tonnes près et contre 1,45 millions de tonnes un an plus tôt. Le volumes de charbon doivent atteindre 145 millions de tonnes, contre encore moins de 130 millions de tonnes.

Glencore avait déjà reconnu fin juillet des difficultés sur le Continent premier. La direction assurait alors avoir établi une feuille de route «crédible» pour améliorer la génération de liquidités des sites de Katanga et Mopani.

Doublement handicapée du fait de ses contrats d’auto-approvisionnement par la chute des prix du cobalt, la multinationale étudiait la viabilité économique et technique d’un nouveau projet, destiné à offrir pour une vingtaine d’année une seconde vie à la mine de Mutanda.

A 11h22, la cotation primaire de Glencore à Londres égarait 0,3% à 231,70 pence, parallèlement à un Footsie en recul de 0,33%.