France: la BDF réduit ses prévisions de croissance

AWP

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La banque centrale prévoit une progression du PIB de 1,4% en 2019 et 1,5% en 2020, contre 1,5% et 1,6% précédemment.

La Banque de France a revu en baisse jeudi de 0,1 point de pourcentage sa prévision de croissance pour l’économie française en 2019 et 2020, à respectivement 1,4% et 1,5%, tout en soulignant sa résilience par rapport à ses partenaires dans la zone euro.

Le pouvoir d’achat devrait progresser de 2% par habitant en 2019, et l’environnement international redevenir «globalement favorable» après la mi-2019, selon ces projections pluriannuelles qui maintiennent inchangée à 1,4% la croissance prévue en 2021.

«Après les perturbations de l’activité induites en fin d’année par le mouvement des ‘gilets jaunes’, l’activité montre des signes d’amélioration», selon la banque centrale française.

Elle s’attend à ce que les mesures budgétaires votées en décembre pour tenter d’apaiser ce mouvement se traduisent par un gain de 0,3 point de pourcentage pour le produit intérieur brut (PIB) français, réparti entre 2019 et 2020.

L’effet sur la consommation de ces mesures devrait se produire avec un certain décalage, tandis qu’elles se traduiront dans un premier temps par une hausse d’un demi-point de pourcentage du taux d’épargne rapporté au revenu disponible.

Par rapport à ses dernières prévisions de décembre, la Banque de France a révisé de 3,6% à 3,1% la «demande extérieure adressée à la France», qui permet de prévoir le niveau des exportations.

Le pays souffre en ce début d’année d’une dégradation de son environnement extérieur, notamment des tensions commerciales et du ralentissement chinois, mais moins que par exemple l’Allemagne, dont les exportations en dehors de la zone euro atteignent 32% du PIB contre seulement 17% pour la France.

Le niveau de croissance anticipé devrait permettre une «baisse graduelle du chômage à 8% en 2021», même si seulement 124.000 créations nettes d’emplois sont projetées pour cette année, soit deux fois moins qu’en 2018 (257’000).

La hausse des prix à la consommation, qui a fortement augmenté à 2,1% l’an passé, devrait retomber à 1,3% en 2019, «en lien avec la baisse du prix du pétrole depuis son pic de mi-2018», avant de se redresser à nouveau à 1,6% en 2020 et 1,7% en 2021, grâce à une progression de l’inflation sous-jacente.

Enfin la dette publique devrait se stabiliser cette année juste en-dessous de 100% du PIB, avant d’entamer une décrue en 2021. Le déficit public remontera à 3,2% du PIB en 2019, mais serait de 2,3% sans l’effet temporaire de la transformation du CICE en baisse de charges pérennes, prévoit encore la Banque de France.