Carmen Reinhart nommée économiste en chef de la Banque mondiale

AWP

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La professeure à la Harvard Kennedy School et ex-directrice adjointe du FMI a consacré sa carrière à analyser les crises financières dans les économies avancées et en développement.

Carmen Reinhart, une influente économiste américaine d’origine cubaine, a été nommée économiste en chef de la Banque mondiale, a annoncé mercredi l’institution de Washington précisant qu’elle prendrait ses fonctions le 15 juin.

La Banque mondiale était à la recherche d’un nouveau chef économiste depuis le départ le 1er mars de Pinelopi Koujianou, démissionnaire.

«Je suis très heureux d’accueillir Carmen (...) au moment où nous intensifions nos efforts pour rétablir la croissance et faire face aux crises urgentes de la dette et de la récession auxquelles sont confrontés bon nombre de nos pays clients», a déclaré le président David Malpass, cité dans un communiqué.

Mme Reinhart, née en juillet 1955 à Cuba, a consacré sa carrière à analyser les crises financières dans les économies avancées et en développement, relève-t-il.

«Son leadership éclairé au cours de cette période sans précédent sera inestimable», a-t-il ajouté.

Actuellement professeure à la Harvard Kennedy School, l’école d’administration publique de l’université Harvard, Carmen Reinhart a été conseillère et directrice adjointe du Fonds monétaire international (FMI) ainsi que vice-présidente et économiste en chef de la banque d’investissement Bear Stearns.

Elle siège en outre au comité consultatif de l’antenne de New York de la Banque centrale et a été membre du panel des conseillers économiques des services du budget du Congrès (CBO), une agence indépendante.

Classée parmi les meilleurs économistes du monde, elle est notamment considérée par Bloomberg Markets comme l’une des 50 personnalités les plus influentes.

Elle est aussi l’auteur de nombreuses publications dont un livre à succès, co-écrit avec Kenneth Rogoff, intitulé «This Time is Different: Eight Centuries of Financial Folly» (Cette fois c’est différent: huit siècles de folie financière).

L’ouvrage a été traduit dans une vingtaine de langues.

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