Allemagne: le moral des investisseurs rechute en mai

AWP

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Après avoir atteint à l’automne son plus bas niveau depuis 2012, cet indicateur particulièrement instable a reculé de 5,2 points sur un mois.

Le moral des investisseurs allemands a rechuté en mai à -2,1 points, effaçant la courte remontée en terrain positif opérée le mois dernier, selon le baromètre de l’institut ZEW publié mardi.

Après avoir atteint à l’automne son plus bas niveau depuis 2012, cet indicateur particulièrement instable a reculé de 5,2 points sur un mois, tandis que l’appréciation de la situation conjoncturelle allemande s’est de nouveau améliorée, de 2,7 points, pour parvenir à 8,2 points, après une forte chute au mois dernier.

Ces données déjouent les attentes du panel d’analystes interrogé par Factset, tablant sur une poursuite en mai de la remontée du moral des investisseurs à 5,0 points.

Or, la baisse de l’indicateur montre que les experts sondés sur les marchés financiers «continuent à miser sur une croissance économique modérée en Allemagne pour les six prochains mois», a commenté Achim Wambach, président du ZEW, cité dans un communiqué.

L’Allemagne connaît toujours une santé éclatante du marché du travail mais son économie semble s’essouffler, à en croire les prévisions atones de croissance, divisées mi-avril par deux par le gouvernement.

Celui-ci table désormais sur une hausse du produit intérieur brut de 0,5% en 2019.

Certes il y a eu des notes plus positives dernièrement, concernant tant la production et les exportations allemandes que la croissance économique de la zone euro au premier trimestre, ce qui fait que l’économie allemande «pourrait également avoir progressé plus que prévu» à fin mars, selon le président du ZEW.

Mais «la plus récente escalade du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine augmente encore l’incertitude en termes d’exportations allemandes, qui sont un pilier de la croissance», ajoute M. Wambach.

La performance du PIB allemand au premier trimestre sera dévoilée mercredi. La banque HSBC s’attend à un timide rebond de 0,3% par rapport au trimestre précédent, après une deuxième partie d’année 2018 qui avait frisé la récession.