Wall Street quasi-stable à la clôture, scrutant le front commercial

AWP

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Le Dow Jones grapille 0,10%, à 27’677,79 points et le Nasdaq seulement 0,05%, à 8’570,70 points.

Wall Street a terminé proche de l’équilibre jeudi, gardant un oeil attentif sur les développements commerciaux entre les Etats-Unis et la Chine et digérant plusieurs données sur l’économie américaine.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, est monté de 0,10%, à 27’677,79 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a grappillé 0,05%, à 8’570,70 points, et l’indice élargi S&P 500 s’est apprécié de 0,15%, à 3’117,43 points.

«Le chemin a été assez cahoteux cette semaine avec deux jours de baisse importante (lundi et mardi) et un jour de forte hausse (mercredi). Le peu d’action aujourd’hui est à vrai dire un signe de soulagement», fait remarquer Art Hogan de National.

Le marché a réagi depuis le début de la semaine au gré des soubresauts de l’interminable feuilleton commercial sino-américain, les responsables des deux pays semblant souffler le chaud et le froid sur l’avancée des négociations.

Mardi, Donald Trump avait laissé entendre qu’un accord commercial préliminaire avec la Chine pourrait être reporté après l’élection présidentielle américaine de 2020.

Mais jeudi, le président américain a assuré que les pourparlers progressaient et que «quelque chose pourrait se produire le 15 décembre», date à laquelle de nouvelles surtaxes américaines sont censées entrer en vigueur.

De son côté, le porte-parole du ministère chinois du Commerce a estimé que les deux parties restaient «en contact étroit» pour tenter de parvenir à un accord.

Les investisseurs ont par ailleurs tenté d’interpréter plusieurs indicateurs américains publiés jeudi.

Le déficit commercial américain est tombé en octobre à son plus bas niveau depuis mai 2018, selon des données du département du Commerce.

Affectées par les frictions commerciales persistantes avec la Chine, les importations (-1,7% à 254,3 milliards de dollars) ont baissé dans une plus grande mesure que les exportations (-0,2% à 207,1 milliards).

Les demandes d’allocation-chômage sont elles tombées à leur plus bas en sept mois, selon les chiffres hebdomadaires du département du Travail.

Vendredi, le marché observera avec intérêt les chiffres de l’emploi et du taux de chômage pour novembre.

Médicament contre Alzheimer

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s’établissait à 1,807% vers 21H30 GMT, en hausse par rapport à la clôture de la veille (1,774%).

Parmi les valeurs, Biogen s’est apprécié de 3,41%. Le laboratoire, qui a présenté jeudi de nouveaux résultats mitigés sur un médicament contre la maladie d’Alzheimer, souhaite obtenir l’autorisation des autorités américaines pour la mise sur le marché du traitement.

Le titre du laboratoire Sage Therapeutics s’est en revanche effondré de près de 60% après l’annonce par le groupe qu’un essai clinique pour un traitement anti-dépression avait échoué en phase 3, qui précède la commercialisation.

Tiffany a cédé 0,13%. Le joaillier américain, en passe d’être racheté par le géant français du luxe LVMH, a fait part de résultats inférieurs aux attentes au troisième trimestre, notamment en raison des troubles à Hong Kong.

General Motors a lâché 0,31%. Le constructeur automobile américain a annoncé une alliance avec le groupe sud-coréen LG Chem dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques avec à la clé un investissement commun de 2,3 milliards de dollars et la création de 1.100 emplois aux Etats-Unis.

United Airlines a perdu 0,35%. La compagnie aérienne a annoncé un changement de patron, qui sera effectif à compter de mai 2020. Oscar Munoz va céder son fauteuil à Scott Kirby, dans l’entreprise depuis seulement trois ans mais crédité du renouveau de la compagnie aérienne aux Etats-Unis.