Wall Street marque une pause dans l’attente de Jerome Powell

AWP

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Le Dow Jones démarre la journée sur un recul de 0,24%.

Wall Street reculait mardi peu après l’ouverture, alors que les investisseurs faisaient preuve de prudence après la clôture en hausse de la veille et avant un discours du patron de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell en fin de semaine.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, perdait 0,24%, à 26’073,42 points, vers 13H50 GMT.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, lâchait 0,36%, à 7’973,99 points.

L’indice élargi S&P 500 concédait 0,46%, à 2’910,24 points.

La Bourse de New York avait clôturé en hausse lundi grâce à une accalmie sur le front commercial sino-américain, à la remontée des taux sur le marché obligataire et aux espoirs de mesures de soutien économique en Allemagne et en Chine.

Le Dow Jones avait pris 0,96% et le Nasdaq était monté de 1,35%.

Mais en l’absence d’indicateurs économiques majeurs mardi, les investisseurs restaient sur leur garde, alors que le marché s’est montré particulièrement volatile depuis le début du mois d’août.

Les principaux indices de la cotation new-yorkaise ont connu de brusques variations, à la hausse comme à la baisse, au gré des développements du conflit commercial qui oppose Washington à Pékin.

Les acteurs du marché pourront analyser mercredi et jeudi les compte-rendus concernant les dernières réunions de politique monétaire de la Fed et de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Surtout, ils attendent un discours du président de la Fed, Jerome Powell, prévu vendredi, afin d’avoir de nouveaux indices sur la politique monétaire américaine.

La Fed pourrait décider de baisser ses taux directeurs avant la fin de l’année après avoir déjà diminué ces derniers d’un quart de point de pourcentage fin juillet pour la première fois depuis 2008.

La baisse des taux d’une banque centrale est généralement considérée comme une mesure visant à stimuler l’économie, dans l’anticipation d’un ralentissement de la croissance.

De son côté, Donald Trump exerce une pression maximale sur l’institution en l’accusant sans cesse d’être responsable du ralentissement économique et en réclamant une baisse d’un point de pourcentage du taux directeur.

«Les marchés vont bien, mais ne sont pas en excellente forme. Il en va de même pour l’économie. Cela pourrait changer s’il n’y pas d’issue à la guerre commerciale», a estimé Art Hogan de National.

«Les nouvelles sur le front commercial ont été le principal moteur sur le marché des actions ce mois-ci et cela devrait continuer pendant un certain temps», a ajouté l’expert.

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans s’affichait à 1,55%, en net repli par rapport à la veille.