A Wall Street, le Nasdaq finit à un record, anticipant une Fed accommodante

AWP

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Le S&P 500 a avancé de 0,45% à 2.993,07 points, après avoir franchi en séance le seuil symbolique des 3.000 points pour la première fois.

L’indice Nasdaq a terminé à un record mercredi à Wall Street, dans le sillage d’une intervention du patron de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell, laissant présager une politique accommodante sur les taux d’intérêt.

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice à forte coloration technologique a pris 0,75% pour clôturer à 8.202,53 points.

L’indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,29% pour finir à 26.860,20 points.

L’indice élargi S&P 500 a avancé de 0,45% à 2.993,07 points, après avoir franchi en séance le seuil symbolique des 3.000 points pour la première fois.

«Le ton accommodant du patron de la Fed a dynamisé le marché des actions», a commenté Ken Berman de Gorilla Trades.

Jerome Powell a laissé la porte ouverte mercredi à une prochaine baisse des taux d’intérêt, en dressant un tableau mitigé de l’économie américaine, soumise à des risques persistants.

Devant le Congrès, M. Powell, qui est sous la pression des marchés et de la Maison Blanche pour baisser les taux d’intérêt, a pointé «les inquiétudes sur la faiblesse de la croissance mondiale» et «les incertitudes autour des tensions commerciales» qui peuvent «avoir un impact sur l’économie américaine».

Après avoir évalué ces derniers jours à près de 100% les chances d’avoir une baisse de 25 points de base des taux d’intérêt lors de la réunion des 30 et 31 juillet de la Fed, les investisseurs misent désormais à près de 30% sur une baisse de taux encore plus importante, de 50 points de base, selon l’outil de la plateforme boursière CME.

Bien qu’elle estime trop élevée une potentielle baisse de 50 points de base, Maris Ogg de Tower Bridge Advisors souligne «la fragilité de l’activité industrielle à travers le globe, de la Chine à l’Europe en passant par les Etats-Unis».

De plus, «si la Chine et l’Europe continuent à voir leur croissance décélérer, alors il est très peu probable que les Etats-Unis continuent à croître», a-t-elle indiqué, une situation à même de soutenir d’autant plus les baisses de taux de la Fed.

Ces baisses sont toujours accueillies positivement à Wall Street car elles suggèrent davantage d’huile dans les rouages de l’économie américaine à travers un coût du crédit moins élevé pour les ménages et les entreprises.

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt sur la dette américaine à dix ans se stabilisait, à 2,063% contre 2,065% la veille à la clôture.