Wall Street se replie au lendemain d’une forte hausse

AWP

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Le Dow Jones clôture sur un recul de 1,59% mais se maintient au-dessus des 24’000 points.

La Bourse de New York a fini dans le rouge mardi, accentuant ses pertes en fin de séance, après s’être nettement appréciée la veille et après des auditions devant le Sénat américain du patron de la Fed et du secrétaire au Trésor.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a cédé 1,59% à 24’206,86 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a reculé de 0,54% à 9’185,10 points et le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, de 1,05% à 2’922,94 points.

Après être fortement montée lundi grâce notamment à des résultats encourageants d’essais cliniques d’un laboratoire américain pour un vaccin contre le coronavirus, la place new-yorkaise a semblé faire une pause mardi avant de marquer plus franchement le pas peu avant la clôture.

La séance a été animée par les auditions du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, et du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, devant le comité des banques, du logement et des affaires urbaines du Sénat.

M. Mnuchin a notamment estimé que la mise à l’arrêt de l’économie américaine en raison de la pandémie posait un «risque de dommages durables» tout en affirmant que la réouverture de l’activité des entreprises devait se faire d’une «manière équilibrée et sans danger».

Selon Christopher Low de FHN Financial, les fortes divisions partisanes au Congrès américain limitent toutefois les options de la Fed et du Trésor.

Les deux institutions vont être «extrêmement prudentes quant à leur approche des futurs programmes de prêts bancaires», estime M. Low, qui souligne que «chaque parti agit de manière intéressée.»

La Maison Blanche a approuvé plusieurs volets de programmes de prêts pour les petites entreprises qui totalisaient, début mai, 669 milliards de dollars.

Ces programmes s’inscrivent dans un plan titanesque de soutien à l’économie américaine de 2.200 milliards de dollars fin mars, complété par 500 milliards de dollars supplémentaires fin avril.

L’administration Trump a assuré envisager de nouvelles mesures mais souhaite pour l’heure faire une pause.

«L’aide aux Etats est considérée comme essentiel pour préparer le terrain à un redémarrage rapide, mais le fait que les deux partis n’arrivent quasiment pas à travailler ensemble n’aide pas», regrette M. Low.

Au rang des indicateurs, les mises en chantier de logements privés au Etats-Unis ont chuté de plus de 30% en avril sous l’effet de la pandémie de Covid-19, selon les données du département du Commerce publiées mardi.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, s’établissant à 0,6915% contre 0,7257% lundi soir.

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