Wall Street rebondit grâce aux valeurs technologiques

AWP

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Le Dow Jones termine en hausse de 0,79% à 25’651,15 points et le Nasdaq clôture sur un envol de plus de 2% à 7’558,06 points.

La Bourse de New York a terminé en nette hausse lundi malgré le repli de Boeing, le marché se réjouissant de données solides sur la consommation aux Etats-Unis et profitant de la dynamique de plusieurs poids lourds de la tech.

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,79% pour finir à 25’651,15 points.

Il avait pourtant démarré dans le rouge sous la pression de Boeing, qui a plongé de 5,33% au lendemain du crash en Ethiopie d’un de ses avions phares, le 737 MAX 8. Mais le titre a nettement réduit ses pertes en cours de journée: il avait cédé jusqu’à 13,5% juste après l’ouverture.

Cette deuxième catastrophe aérienne en cinq mois pour cette flotte d’appareils a conduit plusieurs pays, dont la Chine, à les clouer au sol.

«On sait bien qu’il y aura probablement des procès et d’autres coûts associés à cet événement», a souligné Maris Ogg de Tower Bridge Advisors. Mais «sauf s’il est démontré qu’il y a un problème majeur avec l’entreprise», les investisseurs considèrent cet accident comme «une dépréciation» qui «ne devrait pas avoir d’impact majeur sur le titre à long terme», a-t-elle ajouté.

L’indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s’est pour sa part apprécié de 2,02%, pour clôturer à 7’558,06 points, tandis que l’indice élargi S&P 500 a gagné 1,47% pour terminer à 2’783,30 points.

Le marché a notamment bénéficié de la vigueur des actions d’Apple (+3,46%) et de Facebook (+1,46%) après des notes d’analystes positives.

Le secteur des semi-conducteurs était aussi en forme après le rachat par Nvidia (+6,97%) du fournisseur américano-israélien de produits de réseaux informatiques Mellanox pour 6,9 milliards de dollars (soit 6,1 milliards d’euros).

Mais de façon plus générale, deux éléments ont guidé le rebond des indices après leur pire semaine depuis le début de l’année, selon Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

Tesla change d’avis

Une raison psychologique tout d’abord: dans une interview à l’émission 60 Minutes diffusée dimanche, le patron de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell «a réaffirmé tout ce qu’on savait, sur la patience (nécessaire avant de continuer à remonter les taux), sur la confiance dans l’économie, sur l’indépendance de la Fed», a souligné M. Volokhine.

«Mais surtout, il a dégagé une impression de solidité, ce qui est une posture extrêmement rassurante à la tête d’un organisme aussi important», a-t-il ajouté.

Les chiffres sur les ventes de détail se sont par ailleurs montrés solides en affichant un rebond important en janvier après un creux en décembre, selon le spécialiste.

«Entre une Fed qui assure qu’elle va continuer à être patiente pendant longtemps et une économie qui a donné des signes de vigueur en début d’année, c’est du pain béni pour les investisseurs», a commenté M. Volokhine.

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt sur la dette à dix ans évoluait vers 20H15 GMT à 2,640% contre 2,629% vendredi soir, et celui sur la dette à 30 ans à 3,029% contre 3,012% à la précédente clôture.

Parmi les autres valeurs du jour, Tesla s’est apprécié de 2,39%. le constructeur de véhicules électriques a décidé de revenir sur sa décision de vendre quasi exclusivement ses voitures en ligne, préférant finalement maintenir certaines boutiques ouvertes moyennant une hausse des prix de ses automobiles.

Le groupe minier Newmont Mining a perdu 0,77%. Son concurrent canadien Barrick Gold a décidé de retirer son offre publique d’achat (OPA) hostile, les deux groupes, respectivement premier et deuxième producteur mondial d’or, affirmant s’être entendus pour la création d’une coentreprise.