Tokyo finit en baisse, limite les dégâts en fin de séance

AWP

1 minutes de lecture

Le Nikkei a cédé 0,59% (-124,05 points) à 21.067,23 points, et l’indice élargi Topix a perdu 0,40% (-6,16 points) à 1.534,98 points.

La Bourse de Tokyo a fini sur une perte modérée mardi après un décrochage de 2% à l’ouverture, une chasse aux bonnes affaires en fin de séance ayant limité l’impact des représailles chinoises aux nouveaux droits de douane américains.

A l’issue des échanges, l’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a cédé 0,59% (124,05 points) à 21.067,23 points, et l’indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a perdu 0,40% (6,16 points) à 1.534,98 points.

Du côté des devises, le dollar refluait à 109,62 yens, contre 109,72 yens lundi à la clôture de la place tokyoïte, et l’euro stagnait à 123,21 yens, les deux se redressant légèrement par rapport au début de journée et encourageant ainsi les achats d’actions de groupes exportateurs.

La Bourse de Tokyo en est à six séances négatives de suite depuis la reprise de la cotation le 7 mai après une longue pause de 10 jours pour cause de changement d’ère et d’empereur.

Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis sont la principale raison de cette mauvaise passe, même si Donald Trump fait miroiter un heureux dénouement après un entretien avec son homologue chinois Xi Jinping prévu fin juin en marge du sommet du G20 au Japon.

«Ce sera probablement une rencontre très fructueuse», a indiqué le président américain qui a en outre indiqué qu’aucune décision n’était encore prise sur l’éventualité d’imposer des droits de douane supplémentaires à la quasi totalité des importations venant de Chine.

Plus tôt lundi, le gouvernement chinois avait répliqué à une précédente salve en annonçant que les tarifs douaniers allaient être augmentés, à partir du 1er juin, jetant un nouveau coup de froid sur les places boursières.

Dans ce contexte anxiogène, environ les deux tiers des 225 composantes du Nikkei ont reculé.

Le fabricant de camions Isuzu a été durement sanctionné (-15,98% à 1.208,5 yens) après avoir fait part de prévisions financières annuelles jugées décevantes.

Nissan a abandonné 2,94% à 840,2 yens à la suite d’informations du quotidien Nikkei sur ses prévisions de résultats pour l’exercice débuté en avril: le partenaire du français Renault, en pleine crise liée aux démêlés judiciaires de son ex-patron Carlos Ghosn, s’attendrait à un recul. Nissan annoncera ses résultats 2018/2019 et objectifs 2019/20 plus tard dans la journée.

Le numéro un nippon du secteur de l’automobile, Toyota, a lui lâché 0,24% à 6.529 yens.

Le géant de l’investissement dans les entreprises de technologiques SoftBank Group a dévissé de 5,43% à 9.995 yens en raison de la chute aux Etats-Unis de l’action de la plateforme de voitures avec chauffeurs Uber dont il est en partie détenteur.

Lundi, au deuxième jour de sa cotation à Wall Street, le titre Uber a dégringolé de plus de 10% après déjà -7,6% vendredi à l’issue de sa toute première séance.

L’industrie lourde s’est à l’inverse distinguée par des hausses notables, avec +3,54% pour Mitsubishi Heavy Industries à 4.771 yens et +4,51% à 2.314 yens pour IHI.