Le pétrole se stabilise en attendant le rapport sur les stocks US

AWP

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Le Brent finit inchangé à 62,29 dollars et le WTI grapille 1 cent, à 53,27 dollars.

Les cours du pétrole se sont stabilisés mardi à Londres comme à New York, les investisseurs restant prudents avant la publication du rapport hebdomadaire sur les réserves de brut aux Etats-Unis et face aux incertitudes autour des tensions commerciales sino-américaines.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a terminé à 62,29 dollars à Londres, comme la veille.

A New York, le baril de WTI pour livraison en juillet a grappillé 1 cent, à 53,27 dollars.

«En hausse en début de séance, le marché n’a juste pas réussi à maintenir son élan», a observé Kyle Cooper, de Ion Energy. Les cours ont notamment perdu du terrain en fin de journée «au fur et à mesure que les indices de Wall Street lâchaient également du lest», a-t-il souligné.

Les opérateurs restent, selon lui, sur leurs gardes avant la publication mercredi des données hebdomadaires sur les réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Les analystes estiment que les stocks de brut, qui avaient bondi la semaine précédente, ont reculé de 1,25 million de barils, que ceux d’essence ont grimpé de 1 million de barils tandis que ceux d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont augmenté de 1,1 million de barils, selon la médiane d’un consensus compilé par Bloomberg.

L’EIA a toutefois, dans un autre rapport diffusé mardi, légèrement révisé à la baisse ses prévisions à moyen terme pour la production américaine de brut, à 12,4 millions de barils par jour en 2019 et 13,3 millions bpj en 2020.

Et l’agence a aussi abaissé ses prévisions de demande mondiale de produits pétroliers pour 2019 et 2020.

Plus tôt dans la séance, les cours du pétrole avaient un peu «bénéficié du soutien des mesures de l’Opep+», a relevé Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management en référence aux limites de la production mises en place par les pays exportateurs de l’Opep, Arabie saoudite en tête, et par leurs partenaires, dont la Russie.

Après s’être retrouvés à Moscou lundi, les deux piliers de l’accord, les ministres russe et saoudien de l’Energie, ont affirmé que les négociations continueraient notamment lors du G20, fin juin au Japon.

«En l’absence d’un événement marquant, le marché pourrait rester peureux jusqu’à la fin du mois, les restrictions de l’Opep compensant l’incertitude autour des tensions commerciales américano-chinoises» qui pèsent sur la demande mondiale, a ajouté M. Innes.

Les décisions de Washington sur les conflits commerciaux pèsent en effet sur les perspectives de demande. Les sanctions infligées à deux grands exportateurs de pétrole, l’Iran et le Venezuela, font toutefois diminuer l’offre, ce qui soutient les prix du pétrole.

«Les inquiétudes grandissantes relatives à la demande et les faiblesses de l’économie mondiale vont peser sur les prix à court terme», a estimé lui aussi Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures.