Pétrole: le WTI à moins de 50 dollars, toujours miné par le coronavirus

AWP

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Le baril coté à New York lâche 1% à 49,61 dollars et celui de Londres recule sous les 54 dollars, en baisse de 0,9% à la clôture.

Les prix du pétrole ont poursuivi leur recul mardi, tombant à des niveaux plus vus depuis janvier 2019, dans un marché toujours inquiet de l’impact du nouveau coronavirus sur la demande chinoise et mondiale en or noir.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s’est établi à 53,96 dollars à Londres, en repli de 0,9% ou 49 cents par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour le mois de mars a perdu 1% ou 50 cents à 49,61 dollars.

«Le marché reste démoralisé», indique Andrew Lebow de Commodity Research Group, alors que le bilan du nouveau coronavirus est monté mardi à 425 morts et 20’000 cas de contamination en Chine continentale.

Les investisseurs ont «certes écarté les pires scénarios, mais il ne fait aucun doute que la demande va en prendre un coup, au moins au premier trimestre», ajoute M. Lebow.

Dans ce contexte, la récente chute de la production de pétrole en Libye compte peu, précise l’expert, de même que la réunion exceptionnelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cartel et son allié russe tiennent en effet mardi et mercredi une réunion technique à Vienne, où se trouve le siège du cartel, pour tenter d’enrayer la chute des prix.

Le bruit court que l’Opep s’apprête à retirer 500.000 barils par jour supplémentaires du marché, ont rapporté les analystes de JBC Energy, a ajouté Al Stanton, de RBC.

L’Opep et ses alliés envisageraient également d’avancer en février la prochaine réunion ministérielle prévue début mars.

Par ailleurs, les acteurs du marché se sont préparés à la publication mercredi du rapport hebdomadaire de l’Agence américaine de l’énergie sur les stocks de pétrole aux Etats-Unis.

Selon la médiane d’un consensus établi par l’agence Bloomberg, les réserves américaines de brut sont attendues en hausse de 3 millions de barils pour la semaine achevée le 31 janvier. Ceux d’essence sont également attendus en augmentation de 1,8 million de barils, contrairement à ceux de produits distillés qui pourraient baisser de 200.000 barils.

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