Le pétrole rebondit un peu mais se heurte aux stocks US

AWP

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Le Brent s’approche de la barre des 64 dollars, en hausse de 2,28%, et le WTI repasse celle des 57 dollars grâce à une avancée de 1,94%.

Les prix du pétrole ont rebondi mercredi après un plongeon observé la veille, affaiblis toutefois en cours de séance par une baisse des stocks de pétrole brut et de produits raffinés moins élevée qu’attendu aux Etats-Unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a fini à 63,82 dollars à Londres, en hausse de 2,28% par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août a gagné 1,94%, à 57,34 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du Brent et du WTI avaient respectivement perdu 4,1% et 4,2% la veille.

Le rebond des cours était franc mercredi matin avant que l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) ne publie ses données hebdomadaires sur l’état des stocks du pays.

Pour la semaine achevée le 28 juin, les réserves de brut des Etats-Unis ont reculé d’1,1 million de barils, tandis que les analystes tablaient sur une diminution de 3 millions.

Les stocks d’essence ont également diminué moins que prévu tandis que les stocks d’autres produits distillés ont progressé.

Les cours ont alors nettement limité leurs gains, passant presque en territoire négatif, avant finalement de relever un peu la tête.

Les cours du brut luttent en ce moment sur les marchés car les indicateurs économiques décevants se sont multipliés ces derniers temps à travers le monde. De plus, la guerre commerciale que mènent les Etats-Unis en Chine, et les menaces envers l’Europe, font craindre des conséquences lourdes sur la demande internationale en énergie.

«Les statistiques économiques se suivent et se ressemblent dans leur aspect décevant», a affirmé John Kilduff d’Again Capital. «L’activité décline, et la croissance de la demande en énergie risque de ralentir également.»

Rien que mercredi des statistiques américaines ont montré que les créations d’emplois dans le secteur privé avaient rebondi moins que prévu en juin, et que le déficit commercial avait fortement rebondi en mai.

Avant sa dégringolade de mardi, le pétrole avait pourtant bien débuté la semaine, dopé par l’annonce d’un accord russo-saoudien pour prolonger l’accord de réduction de la production, conclu par les pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires.

Mais cette décision, en théorie plutôt favorable aux prix de l’or noir, «masque une triste vérité», selon Stephen Brennock, analyste pour PVM, notamment le fait que «le marché du pétrole reste excédentaire et doit encore être équilibré».