Le pétrole baisse, lesté par les incertitudes commerciales

AWP

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A la clôture, le Brent fléchit de 2 cents à 58,35 dollars et le WTI lâche 6 cents à 52,75 dollars.

Les prix du pétrole ont terminé en légère baisse lundi, plombés par des préoccupations autour des négociations commerciales sino-américaines.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre s’est établi à 58,35 dollars à Londres, en recul de 0,02% ou 2 cents par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour novembre a perdu 0,11% ou 6 cents, à 52,75 dollars.

Alors qu’ils étaient en hausse depuis le début de la séance, les prix de l’or noir ont reculé peu avant la clôture, les investisseurs semblant peu optimistes sur l’issue des pourparlers commerciaux qui doivent reprendre jeudi à Washington entre les Etats-Unis et la Chine.

Selon des informations de presse, les autorités chinoises ont considérablement réduit le champ des contentieux qu’elles sont disposées à aborder cette semaine.

«Cela a considérablement réduit les perspectives de progrès dans les négociations cette semaine», fait remarquer John Kilduff d’Again Capital.

Or la guerre commerciale entre les deux pays freine depuis plusieurs mois la croissance économique mondiale et, par ricochet, la demande en énergie.

La Maison Blanche affirme de son côté que tous les sujets seront sur la table, y compris celui des subventions massives des entreprises d’Etat chinoises que Pékin ne souhaiterait plus discuter.

Les cours du pétrole ont également baissé en raison du renforcement du dollar face à plusieurs autres devises.

Une hausse du billet vert a tendance à rendre le baril, libellé dans la devise américaine, moins cher pour les investisseurs munis d’autres devises.

Le pétrole était monté plus tôt dans la journée, porté notamment par un mouvement de protestation en Irak ayant «entrainé des inquiétudes sur l’approvisionnement», selon David Madden, analyste chez CMC Markets. L’Irak est un des premiers exportateurs de pétrole au monde.

Le 1er octobre, pour la première fois depuis la mise en place du gouvernement d’Adel Abdel Mahdi, il y a quasiment un an, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés à Bagdad et dans plusieurs villes du sud.

La contestation s’est amplifiée depuis, provoquant la mort de près de 100 personnes en moins d’une semaine et poussant le gouvernement irakien à annoncer dimanche matin une série de mesures sociales, allant de l’aide au logement à l’allocation de pensions aux jeunes sans emploi.