Le cours du pétrole soutenu par l’Opep

AWP

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Le Brent finit sur une avancée de 78 cents et repasse la barre des 59 dollars. Le WTI grimpe de près d’un dollar et termine nettement au-dessus des 53 dollars.

Les prix du pétrole ont terminé en hausse jeudi, soutenus par l’éventualité d’une moindre production de la part de l’Opep et par des tensions géopolitiques pouvant éventuellement perturber l’offre mondiale d’or noir, sur fond de reprise des négociations sino-américaines.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre s’est apprécié de 78 cents, ou 1,3%, pour finir à 59,10 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour novembre, la référence aux Etats-Unis, a gagné 96 cents, ou 1,8%, pour clôturer à 53,55 dollars.

Les cours ont été, selon Phil Flynn de Price Futures Group, «soutenus par les gros titres sur l’Opep» et par des commentaires de son secrétaire général, Mohammed Barkindo, qui a assuré que l’organisation s’était engagée à «éviter toute chute des prix».

Ces propos «rappellent aux marchés que si les prix du brut ne dégringolent pas en raison des inquiétudes sur la demande, le groupe Opep + pourrait très bien prolonger son engagement à limiter sa production pendant la majeure partie de 2020», a souligné Ed Moya, analyste chez Oanda.

Les prix du brut profitent aussi, selon l’expert, de la situation en Equateur.

Le pays sud-américain a suspendu mercredi la distribution de près de 70% de sa production en raison des troubles sociaux déclenchés par une hausse massive du prix du carburant.

«La Turquie est aussi devenue une source d’inquiétudes géopolitiques», a remarqué Kyle Cooper de Ion Energy.

En lançant une offensive militaire contre des forces kurdes en Syrie, le pays pourrait en effet s’exposer très rapidement à des mesures punitives américaines, fragilisant les équilibres précaires dans cette région riche en pétrole.

Les investisseurs continuent par ailleurs à surveiller de près les négociations entre la Chine et les Etats-Unis, qui ont repris jeudi à Washington dans l’incertitude la plus totale sur leur issue, quelques jours avant l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane punitifs sur 250 milliards de dollars de biens chinois.

La crainte d’une nouvelle escalade de sanctions commerciales de nature à freiner encore un peu plus la croissance mondiale, et donc la demande en énergie, continue à planer sur le marché.

Les experts digéraient aussi les chiffres hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Energie dévoilés mercredi.

L’administration américaine a certes fait état d’une production record et d’une progression des stocks de brut.

Mais, a souligné M. Cooper, «le rapport a aussi montré que les réserves de produits raffinés ont encore baissé et que la consommation reste solide». A l’approche de l’hiver par exemple, les stocks de produits distillés, qui comprennent le fioul de chauffage, s’affichent 9% en dessous de la moyenne des cinq dernières années.